Vous voyez de quoi je veux parler ?
Ces moments où l’on ne sait plus bien qui l’on est, ce que l’on veut,
où on veut aller, avec qui, et pourquoi…
Bref : ces moments-clés, ces épisodes qui brouillent nos repères,
qui bousculent tout ce qu’on croyait bien installé.
Et maintenant, on fait quoi ?
Si c’est quelque chose qui vous parle, l’histoire de Carl Jung
résonnera probablement avec votre vécu.
Nous sommes en 1913, et Carl Jung vient de rompre
avec son mentor de toujours : Sigmund Freud.
La suite de l’histoire a montré que c’était une sage décision,
qui allait grandement orienter le travail de Jung.
Mais sur le moment, c’est la débâcle :
plus de maître, plus de cadre, plus de repères. Rien.
Alors, en désespoir de cause, Carl Jung décide de faire quelque chose
d’absolument radical pour un psychiatre de l’époque.
Carl Jung ferme les yeux, et il regarde ce qui vient : des images, des scènes,
des personnages qui lui parlent, littéralement, dans ses visions éveillées.
Il craint, à certains moments, de perdre pied et de sombrer.
Alors il fait ce que ferait n’importe quel clinicien rigoureux : il documente tout.
Il écrit ce qu’il voit et il le peint, dans un ouvrage relié de cuir rouge.
Ce carnet, il ne le montrera presque à personne de son vivant.
Après sa mort, sa famille hésitera pendant des décennies avant de le publier,
par peur que ce document, trop personnel, trop étrange,
ne vienne ruiner sa crédibilité scientifique.
Il ne sortira des archives qu’en 2009, sous le nom qu’on lui connaît aujourd’hui :
le Livre Rouge.
Ce que peu de gens savent, c’est que cette expérience a donné naissance
à l’une des techniques les plus puissantes pour explorer sa personnalité
et pour retrouver son chemin lorsque l’on se sent égaré·é.
Carl Jung, avant même de poser les bases théoriques du MBTI,
avait déjà observé (et expérimenté lui-même) une caractéristique fondamentale
de toute connaissance de soi digne de ce nom.
Pour lui, les réponses les plus importantes ne se trouvent pas dans votre mental.
Elles logent dans votre inconscient. Et votre inconscient ne parle pas avec des mots.
Il parle par images. Dans vos rêves, dans les mythes, dans ces synchronicités qui,
un jour, retiennent votre attention sans que vous sachiez pourquoi.
C’est le langage de l’intuition, direct et sans filtre. Sans discours à apprendre par cœur.
Carl Jung a matérialisé cette démarche avec son Livre Rouge,
et il en a aussi tiré une technique encore utilisée aujourd’hui pas les analystes jungiens : l’imagination active.
En résumé, le principe de l’imagination active consiste à laisser émerger des images, et à interagir avec elles.
But : dialoguer avec votre inconscient pour trouver des réponses.
Mais vous pouvez tout aussi bien travailler avec des images symboliques,
telles qu’on les trouve sur des jeux de cartes oracle ou autres supports imagés.
Pour faire parler votre inconscient, et faire venir les réponses dont vous avez besoin, vous pourriez par exemple utiliser ces 3 images.
Trois images différentes, qui à elles seules, ne disent rien de particulier.
Mais vous pourriez aussi décider d’en apprendre plus sur la technique de l’imagination active, afin de l’appliquer à ces 3 images, et voir où cela vous mène.
Cette étape est certes enrichissante, mais selon mes expériences,
il manque encore une part essentielle à une démarche personnalisée :
une étape qui fait des liens étroits avec votre personnalité.
C’est exactement la raison qui m’a poussée à concevoir la Méthode des 7 Portes.
Elle inclut les 2 étapes dont je viens de parler
(Imagination active et Fonctionnement de votre personnalité),
et encore 2 autres, tout aussi importantes !
Je vous en dis plus.