Un air de déjà vu ?
Vous envoyez un message à un proche. Un texte plutôt chaleureux, un peu détaillé. Quelques minutes plus tard, votre téléphone vibre. Vous ouvrez la notification.
Réponse : « Ok. »
Deux lettres.
Un point.
Et c’est tout.
C’est là que votre boîte de prod hollywoodienne mentale lance le tournage d’un thriller psychologique.
En l’espace de 3 secondes, vous échafaudez vos meilleurs scénarios catastrophe :
Puis, trois heures plus tard, vous croisez la personne. Elle vous sourit chaleureusement et vous dit : « Ah, super pour tout à l’heure, merci ! ».
Clap de fin du film. Votre scénario hollywoodien s’effondre.
Et vous, vous avez passé l’après-midi à ruminer… pour rien.
Rassurez-vous, votre cerveau n’est pas défectueux.
Il est juste équipé de gros boutons neurobiologiques.
On regarde un peu sous le capot ?
Il existe un modèle qui explique ça avec une précision déconcertante, c’est le modèle psycho-biologique de Cloninger.
Explorons deux traits de ce modèle (les deux gros boutons en cause dans l’histoire du SMS).
BOUTON 1 : LE RADAR À MENACES
Si le trait « Évitement du danger » est marqué dans votre personnalité, votre cerveau est un hyper-vigilant professionnel.
Son job = scanner l’environnement à la recherche du moindre signal de problème potentiel.
Ça, c’est donc pour les fondements biologiques. Mais selon les habillages, l’Évitement du danger peut par exemple s’appeler :
Liste non exhaustive.
Peu importe le modèle ou le nom. Le schéma est toujours le même : anticiper pour éviter le danger.
Un « Ok. » sans emoji ? Pour ce radar, c’est une alerte rouge.
BOUTON 2 : L’ANTENNE À VALIDATION
Le deuxième bouton nous emmène au joyeux pays de la Dépendance à la récompense sociale.
C’est le trait qui fait clignoter votre besoin de connexion, d’approbation et d’harmonie avec les autres.
Idem, selon les modèles, le trait porte des noms variés.
Par exemple :
Liste non exhaustive.
Ici aussi, peu importe le nom, c’est le schéma qui compte : être validé pour être certain de ne pas être rejeté.
ET QUAND ON APPUIE SUR LES 2 BOUTONS EN MÊME TEMPS ?
Éviter le danger ET être dépendant·e à la récompense ?
Oui oui, cette hypothèse est fort probable et même fort fréquente.
Vous le savez sûrement : personne ne se balade avec UN SEUL trait de personnalité. Donc les deux, là, c’est une team qu’on croise assez souvent.
D’un côté, votre Dépendance à la récompense crie :
« S’il te plaît, dis-moi que tu m’aimes et que tout va bien entre nous ! (et ajoute des coeurs pour que je le comprenne bien) ».
De l’autre, votre Évitement du danger surenchérit :
« Attention ! Il y a un point final à la fin de son « Ok », je répète : il y a un point final. C’est une tentative de meurtre psychologique. ».
Résultat : vous devenez le Sherlock Holmes du SMS, qui sur-analyse et cherche des failles là où il n’y a… qu’une personne pressée qui a répondu en marchant entre deux portes.
Autrement dit : vous passez votre temps à chercher la sécurité émotionnelle en décortiquant des détails insignifiants.
Et : c’est épuisant. Non ?
Alors, qu’est-ce qu’on fait maintenant, pour retrouver un peu de sérénité ?
Bon, là tout de suite, on ne va pas aller bidouiller dans vos circuits neurobiologiques. À la place, voici ce que je vous propose.
Première chose : on décupabilise.
L’évitement du danger et du rejet social sont des traits hérités.
Et à votre naissance, personne ne vous a demandé votre avis concernant le câblage de votre cerveau. On vous a posé·e là avec tel équipement, et vous devez vous débrouiller au mieux avec.
À l’aube de l’humanité, tout danger et tout rejet de la tribu menaçait sérieusement la survie. C’est encore très imprimé dans nos gènes, même si, la plupart du temps, notre survie n’est pas mise en péril. Bien entendu, les jauges sont différentes pour chacun, ce qui donne différents styles de personnalité.
À ce propos : si vous êtes parfois confronté·e à une personne qui vous moralise un peu sur vos inquiétudes ou la façon dont vous les gérez, dites-vous simplement que son équipement de base est différent du vôtre. Peut-être a-t-elle plus de facilités que vous concernant les deux boutons évoqués dans cet article.
Mais soyez certain·e que cette personne a elle aussi ses boutons sensibles. Vous pouvez donc déculpabiliser pour de bon, et vous souvenir que tout le monde vit ce défi, sous une forme ou une autre.
Ensuite : on se pose, et on identifie.
Dans la scène du SMS, quand on comprend que ce stress n’est pas « la réalité », mais juste le dialogue bruyant entre notre besoin de lien et notre besoin de sécurité, quelque chose se détend.
Et justement, peut-être est-ce le moment de faire le point sur votre situation ? D’évaluer si les deux gros boutons s’activent facilement chez vous ?
Êtes-vous câblé·e pour sur-analyser ?
Faites le test ! (8 questions)
Question 1 / 8
Vous le savez déjà : quand on comprend mieux ses propres schémas, il est bien plus facile de prendre du recul. On arrête de subir, et on a les clés pour reprendre la main.
C’est pour cette raison mes analyses astrologiques vous parlent et vous plaisent. Pas nécessairement pour l’astrologie en soi, qui est un simple habillage, un langage archétypal. Non, ce que vous appréciez surtout dans ce type d’analyse, c’est quand je révèle vos schémas comportementaux.
Même si vous avez déjà conscience des conditionnements de votre personnalité, le lire noir sur blanc, avec des mots qui clarifient, c’est encore autre chose. Il suffit de lire vos témoignages pour le réaliser.
Conclusion : la prochaine fois qu’on vous répond « Ok. », offrez un peu de vacances à vos antennes et à votre radar.
Et si vous en avez marre de laisser votre équipe intérieure vivre sa vie sans comprendre ce qu’il vous arrive, les analyses sont encore disponibles pour le moment et jusqu’à date inconnue (je change régulièrement mon offre).
Pour mieux cerner vos propres paradoxes (et enfin signer un traité de paix avec votre cerveau), cliquez simplement ici pour demander votre Portrait Astro, si c’est encore disponible.
Je serais également ravie de vous lire dans les commentaires. Quel résultat avez-vous obtenu au mini-test ?