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INTJ - INFJ : le temps, vieillir, mourir... ou pas

AU PROGRAMME AUJOURD'HUI

INTJ – INFJ : Le Temps, Vieillir, Mourir… ou pas

Le Temps : c’est quoi pour vous ?
Des considérations pratico-pratiques, ou des questionnements métaphysiques ?

Au pays des INTJ et des INFJ, on ne rigole pas avec le Temps…

Bienvenue dans l’épisode n°2 de Ni vu Ni connu, le podcast spécial MBTI réalisé en collaboration avec La Chouette (https://antredelachouette.blogspot.com/).

ÉCOUTER L’ÉMISSION EN VERSION INTÉGRALE :

(Vous ne connaissez pas les fonctions cognitives de Carl Jung ?
Commencez avec cette introduction facile pour débutants.
Cela vous aidera à mieux profiter du contenu de l’émission.)

L’émission est également disponible sur les plateformes de podcasts :

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introspections révélées

La Chouette, INTJ 
Dompter le flux du temps

Le temps est l’une de mes ressources les plus précieuses. On peut tout avoir dans la vie, mais jamais on ne pourra empêcher le temps de filer inexorablement entre nos doigts. Et ça va tellement vite ! Je sais que chaque mouvement que je réalise me sera peut-être impossible demain, lorsque mes os et mes muscles seront trop fatigués. Je me demande combien de temps mes yeux vont encore voir clair, et mes oreilles entendre la voix des gens que j’aime. Face au miroir, je me vois déjà trembler et pourrir. Avoir un esprit qui se projette naturellement loin dans le futur, c’est pratique, certes, mais c’est aussi très effrayant.

C’est pour ça que je chéris chaque seconde qu’il m’est donné de vivre, et que toute personne cherchant à m’en retirer une miette commet quasiment un acte criminel à mes yeux. Y’a pas grand-chose qui me fait plus bouillir intérieurement qu’un groupe de gens marchant très lentement en plein milieu du trottoir, et qui ne se pousse pas quand je lui dis « Pardon ! Pardon ! ». Me faire perdre mon temps, c’est littéralement me voler un peu de ma vie. Je souhaite choisir dans quoi j’investis cette ressource, et le gaspillage n’est pas toléré. S’il faut sacrifier du temps, c’est uniquement quand je le décide, et parce qu’il y aura retour sur investissement tôt ou tard.

Heureusement, je suis douée pour manipuler le temps. Je sais presque toujours en trouver là où il n’y en a pas. En anticipant les soucis, en grappillant les minutes deçà delà… Je sais le compresser, en étant très efficace au travail. Je sais donner l’illusion que je suis plusieurs personnes, tant j’arrive à produire de choses en un laps de temps réduit et à surveiller de lieux simultanément. J’avoue que, souvent, j’oublie que ce n’est pas le cas des autres.

Je ne sais pas vous, mais il y a une expression que j’ai mis énormément de temps à comprendre. Cette expression, c’est : « Je n’ai pas eu le temps ». Elle m’a laissé perplexe nombre de fois. Comment ça, t’as pas eu le temps ? Tu veux dire qu’en l’espace d’un mois, tu n’as pas été fichu de trouver une minute pour écrire ce mail de 2 lignes ? Mais tu te moques de moi ?! J’ai fini par saisir cette phrase le jour où j’ai fait un burn out, et que moi aussi, j’ai commencé à dire aux gens « Je n’ai pas eu le temps ». En effet, je ne pouvais pas à la fois être productive et végéter sur mon lit. C’est là que je me suis rendue compte que le temps, ce n’était pas seulement une ressource qu’on mesurait en minutes ou en heures. C’était aussi un vécu, propre à chacun. Là aussi, il me semble que mon rythme est légèrement en décalage. Mais peut-être pas dans le sens que vous croyez !

Fabienne, INFJ
Le jour où ma vie a basculé

Le 27 novembre 2007, ma vie bascule.

Je suis dans ma voiture. La radio est allumée. Et j’entends la nouvelle : Fred Chichin est mort.

Fred Chichin, c’était le guitariste des Rita Mitsouko. Je ne suis pas une fan inconditionnelle du groupe, disons que j’apprécie. Alors pourquoi le décès de ce musicien m’interpelle plus qu’un autre ? J’en sais rien. Peut-être parce que j’entends qu’il est mort à 53 ans. Ça fait un choc. 53 ans, c’est bien trop jeune pour mourir ! On ne peut pas mourir à cet âge-là.
C’est indécent.

En fait, le 27 novembre 2007, je réalise que je ne suis pas immortelle.
C’est comme si on venait de me jeter un seau d’eau glaciale à la figure et que je venais de me réveiller d’une longue léthargie. 

Jusque là, j’avais toujours vécu en mode NF version 1.0.
C’est-à-dire : je fais ce que j’ai envie de faire au moment où j’ai envie de le faire. Je zone. Plein d’idées dans la tête, quelques tentatives de créer, mais rien de cohérent. Pas de plan. Pas d’objectif précis. Rêve et contemplation. Je me laisse porter, la tête dans les nuages. Je regarde le temps qui passe…  sans réaliser qu’il est en train de disparaître à jamais.

Mais là tout à coup, assise dans ma voiture, j’ai un électrochoc ! Je vais donc mourir, moi aussi ? Quand ? Combien de temps il me reste pour vivre ce que je veux vivre ? Qu’est-ce que j’ai fait de mon temps de vie jusqu’à présent ? Un milliard de questions se télescopent. C’est insupportable. Angoisse et stress…

Stress temporel : quand vous êtes submergé par trop de choses en même temps – Se inférieur

Angoisse temporelle : quand vous avez peur de gaspiller votre temps –
Aile 5

Angoisse temporelle du futur : quand vous anticipez des scénarios catastrophe –  Base 6

Angoisse temporelle existentielle : quand vous réalisez que chaque seconde écoulée vous rapproche de votre mort – Ni dominant

Et voilà, on est de retour chez Alice, avec les angoisses existentielles qui hantent le fond du terrier ! Et ce fichu lapin blanc qui est toujours en retard, eh bien… c’est moi. 

Le 27 novembre 2007, je prends la décision de vivre vraiment. À partir de ce jour, c’est le début d’une réaction en chaîne. D’abord un premier pas. Ensuite, une action qui en provoque une autre. Jusqu’à m’emmener là où j’en suis aujourd’hui : vous révéler mes introspections dans un micro, aux côtés de La Chouette.

C’est un truc de dingue, quand on pose un premier pas. On ne sait jamais où ça va nous mener, mais en tout cas, on vit. On fait. On prend cet incroyable cadeau qu’est le temps de vie qui nous est offert, et on construit quelque chose. C’est tellement satisfaisant. 

J’ai pris du retard oui, mais tant que je vis, il n’est pas encore trop tard.

Pas trop tard pour lancer une chaîne Youtube.
Pas trop tard pour créer une entreprise.
Pas trop tard pour apprendre à jouer d’un nouvel instrument de musique.
Pas trop tard pour chanter.
Pas trop tard pour aimer.
Pas trop tard pour rire, non !

Parce que faire quelque chose qui a du sens sera toujours plus fort que des rides ou des cheveux blancs.

Alors voilà, il n’est pas trop tard, mais j’ai quand même un problème…

La Chouette, INTJ
À cheval sur deux dimensions

On ne vous a jamais dit, en tant qu’INJ, que vous aviez une vieille âme ? Comme si vous aviez vécu bien plus longtemps qu’en réalité ? Moi, on me le dit souvent. Cela peut paraître paradoxal, mais en mon for intérieur, j’ai un tempo très lent. En fait, c’est comme si je vivais dans deux dimensions temporelles à la fois. En surface, je suis toujours pressée, en profondeur, tout se déroule au ralenti.

J’ai l’impression que les gens ont tendance à utiliser leur date de naissance comme référentiel pour mesurer le temps. S’ils sont âgés de 25 ans, alors 10 ans, cela représente déjà un bon paquet d’années. En ce qui me concerne, je me réfère plutôt à la naissance de l’humanité, voire de l’univers. Ainsi, ma propre existence me semble n’être qu’un souffle. Un battement de paupières. Je me raccorde généralement au référentiel des autres… mais parfois, j’oublie de le faire, et je me retrouve à dire « l’autre jour » pour désigner un événement qui est arrivé il y a 15 ans. Pour moi, 15 ans, ce n’est vraiment rien. Je viens tout juste de le vivre. Oui, hier j’étais en classe de CM2, je rêvais d’avoir ma première console de jeu et j’étudiais les myriapodes dans mon encyclopédie préférée.

Si je devais représenter comment je perçois ma vie, je n’utiliserais pas une frise chronologique : ce serait plutôt un point. Mon passé, mon présent et mon futur ne sont pas des étapes distinctes et consécutives : c’est plutôt comme si chaque instant de ma vie existait au même moment. A chaque seconde, je me souviens de la personne que j’ai été, tout en visualisant la personne que je vais probablement devenir. Je me vois naître et mourir, et pile entre les deux, il y a un instant présent quasi-insaisissable. Quand on perçoit les choses ainsi, cela induit un certain détachement sur ce qu’il se passe autour de soi. Je ne comprends pas pourquoi s’en faire autant pour certaines choses futiles, alors que l’on est tous presque déjà morts. Alors que notre espèce elle-même est éphémère. Même quand je me bats pour une cause qui me semble importante, il y a toujours cette voix au fond de moi, me rappelant la vanité de tout ça.

Et puisque tout ceci est vain, pourquoi me presser autant, finalement ? C’est sur ce constat que parfois, mon besoin de contrôler le temps retourne totalement sa veste. Et si, maintenant, je prenais tout mon temps ? Alors, je me plonge dans mes passions, focalisant mon attention et oubliant le temps qui passe. Dieu merci, il me reste des activités capables de déclencher cet état de flow. L’écriture, le pastel, la lecture, les arts martiaux, certains jeux-vidéo… Ils m’ouvrent un portail vers cette bulle magique, où je m’autorise à prendre tout le temps nécessaire pour apprendre, explorer, imaginer… Et alors là, gare à qui essaye de me presser !

Fabienne, INFJ
Vivre en slow motion

Une mouche traite 7 fois plus d’informations par seconde que vous.
Un signal perçu par ses yeux arrive à son cerveau 5 fois plus rapidement que chez vous. Ce n’est pas tout : une mouche, c’est aussi 1000 battements d’aile à la seconde !
C’est pour toutes ces raisons qu’il est difficile d’attraper une mouche.
Pour une mouche, vos mouvements ressemblent à une scène de film qui se déroule au ralenti.

Quand je suis en compagnie d’un Se-dom ou d’un Ne-dom, je lui offre cette expérience inouïe de vivre un instant dans la peau d’une mouche. Leurs gestes et leur parole sont si rapides. Je ne parviens pas à suivre leur rythme. Je fais du slow motion en live, et sans les contraintes techniques.

D’ailleurs, il n’est pas rare que par impatience, les autres aient envie de terminer mes phrases. Sauf que le plus souvent, ils se trompent sur ce que je voulais dire.

Ce que je voulais dire : d’abord, ça commence dans ma tête. Et là vous savez quoi : les idées circulent à la vitesse de la lumière. Oui je sais, ça ne se voit pas mais dans ma tête, c’est comme un circuit de formule 1.
Mes pensées sont des bolides qui font le même bruit qu’un milliard de mouches. Ça carbure sec.

Mais au moment de sortir ça dans le monde concret, alors là : gros coup de frein ! Le circuit de formule 1 prend des allures de sentier de randonnée un jour de pluie, quand les limaces sont de sortie.

Le rythme est subitement ralenti.

Pourquoi ce contraste ? Eh bien parce que pour donner une existence à mes pensées, je dois aller tout au fond de mon esprit…

chercher l’essence de mon idée…

faire du ménage au passage pour éliminer tout le superflu…

…et structurer le tout en un message compréhensible.

Et pour faire les choses, c’est la même chose ! Mes gestes sont plus lents. Logique : quand on brûle tellement d’énergie mentale, il reste bien peu d’énergie physique.

Alors y a pas de miracle : tout ce que je veux dire ou faire me demande du temps. Beaucoup de temps. Et mon problème, il est bien là : le temps est une ressource limitée.

Si vous avez peur de perdre votre argent, je me permets de vous dire que vous devriez y penser : l’argent est une ressource inépuisable, contrairement à notre temps de vie, qui est limité.

Et ça, c’est dramatique quand on veut vivre vraiment, mais qu’on a un tempo plus lent.

conversations capturées

Quand une INTJ et une INFJ discutent MBTI : 

  • Valeur du temps et hantise du gaspillage  
  • Se inférieur et stress temporel
  • Astuces Te pour optimiser la gestion du temps
  • Décalage de tempo entre les pensées et la dimension physique du langage
  • Temps objectif et vécu subjectif : perceptions
  • Anticipation et projections dans le futur : différences entre Ni et Ne
  • Ancrage dans le présent
  • Quand on pense qu’il est trop tard pour… : axes Ni/Se et T/F

  • Dégradation physique vs dégénérescence mentale : Fe + Se / Ni + Fe
  • Vieillir
  • Mourir… ou pas

ÉCOUTER L’ÉMISSION EN VERSION INTÉGRALE :

TÉMOIGNAGES DES ABONNÉS

Les témoignages diffusés dans l’émission sont des extraits.
Vous pouvez écouter ici chaque témoignage dans son intégralité. 
(sans montage ni traitement audio)

  • André, INFJ
    « Je peux devenir très irritable quand on me prend mon temps »
  • Nicolas, ESFJ
    « Combien vaut une année de votre vie en bonne santé ? »

  • Mathilde, ESTP
    « Je ne vois pas l’intérêt de parler de quelque chose qui n’existe pas à ce jour »
  • Max, INTJ
    « Le temps n’existe pas »

Merci à vous également qui avez envoyé votre témoignage, même si vous n’apparaissez pas sur cette page.

Pour participer à de futurs épisodes, abonnez-vous aux emails Avantages.

RÉFLEXION PROLONGÉE

Envie de poursuivre l’exploration de la thématique du jour ?
On partage les ressources qui nous inspirent !

  • Film : L’étrange histoire de Benjamin Button (David Fincher, 2008)
    Disponible sur Netflix
    Bande annonce 

  • Mouvement : Death Positive, de Caitlin Doughty 
    Site web (anglais)
     
  • Chaîne YouTube : Le Bizzareum, de Juliette Cazes
    Voir les vidéos

  • Podcast : Mortel, de Taous Merakchi
    Écouter la série (17 épisodes)

  • Événement : Death Café
    Site web

Avant de quitter cette page : votre retour dans les commentaires sera très utile et apprécié ! 🙂

2 réflexions sur “INTJ – INFJ : le temps, vieillir, mourir… ou pas”

  1. Encore une fois, je me reconnais dans le témoignage de la Chouette. Je vous remercie toutes les deux de donner de nombreuses anecdotes pour illustrer vos propos.
    Merci pour nous avoir recommander la chaîne YouTube “Le Bizzareum”, c’est super intéressant!

    1. Fabienne - PsychoPersonnalité

      Je découvre seulement ton commentaire, pour lequel je n’ai pas reçu de notification, bizarre…
      Merci à toi Marie pour ce retour, très contente que cette émission te parle, et avec plaisir pour Le Bizzareum 🙂

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