LE CÔTÉ SOMBRE DE L'INFJ

Quoi ?! Les INFJ ont une face sombre ?

Nan… Impossible, ils sont si gentils…
Toujours prêts à aider les gens.
Doux, aimables, altruistes, chaleureux.

UN MYTHE ?

On n’est pas loin de la Perfection Incarnée dis donc…

Oui, certaines personnes sont très surprises, voire incrédules, lorsqu’elles entendent parler du côté sombre de l’INFJ.

En même temps, rien d’étonnant : sur internet, le portrait courant de l’INFJ a quand même une vague saveur d’hagiographie.

Oh attendez, j'oublie !

Parfois, certains travers de l’INFJ sont tout de même pointés.

Trio bien connu :

  • Froideur possible pour se protéger
  • Perfectionnisme intransigeant
  • Le célèbre claquement de porte de l’INFJ qui met une fin brutale à une relation (INFJ door slam

Oui oui, tout cela est vrai, mais franchement, faire passer ces caractéristiques pour le côté sombre de l’INFJ ???

Pardon mais : ha ha ha

Ça équivaut à classer un film de Noël dans la catégorie Drame psychologique parce qu’à un moment, y a une dispute…

INFJ : PRESSION & PERFECTION

Le problème de ce malentendu, pour nous les INFJ, c’est que ça fout un peu la pression : si le monde extérieur nous voit comme des êtres sans failles et sans défauts, eh bien on ne va surtout pas les contrarier. Et encore moins les choquer. Notre fonction n°2, le sentiment extraverti, nous l’interdit formellement. N’est pas Marilyn Manson qui veut 🙂
(Bon, jouer un personnage, ça aide à franchir des limites, aussi).

Marilyn Manson INFJ
Marilyn Manson, INFJ

Résultat : on s’impose d’incarner la perfection, ou presque.

Et on ne parle surtout pas des profondeurs explorées par notre intuition introvertie qui ne se lasse jamais de creuser.

Parce que lorsque vous repoussez les limites de la profondeur, vous prenez le risque d’accéder à des contrées où peu d’individus normaux ont envie de s’aventurer.

Normal, c’est précisément là que se logent nos peurs profondes.
Nos angoisses existentielles.

Cependant, tous les INFJ ne sont pas des clones. 
D’un INFJ à l’autre, l’expression de ces peurs et leur intensité sera différente.

POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE

Si l’intuition introvertie est votre fonction dominante (INFJ, INTJ), vous comprenez de quoi je parle.

Si l’intuition introvertie n’est pas votre fonction dominante (tous les autres), vous croyez comprendre de quoi je parle. Peut-être que vous êtes même en train de penser : “Oui, moi aussi je m’y reconnais.”

Pourtant, je vous garantis qu’il y a une différence de taille entre le vivre et s’y reconnaître.

Pendant que l’intuition extravertie s’enthousiasme de découvrir et d’explorer un peu par-ci, un peu par-là (et vraiment beaucoup en définitive), l’intuition introvertie s’acharne à creuser inlassablement au même endroit.

Imaginez un marteau-piqueur. Bien.
Maintenant, imaginez un marteau-piqueur qui n’a pas de bouton OFF.
Un marteau piqueur qui ne peut jamais s’arrêter.
Parce c’est certain, il y a encore quelque chose de super important à découvrir là-dessous : l’essence ultime.

Pour le meilleur et pour le pire.

aux infj silencieux de passage

Il m’arrive de publier des posts dans l’onglet Communauté de la chaîne YouTube. Dimanche dernier, il s’agissait d’une image symbolisant les 2 facettes de l’INFJ : celle montrée au public, et l’autre, généralement secrète.

2 facettes de l'INFJ
Les 2 faces de l'INFJ qui cohabitent en paix

Au moment où je rédige ce billet, aucun INFJ n’a encore témoigné de son rapport à son côté sombre.

Sans surprise, et cohérent avec ce qui est décrit plus haut. En revanche, il est probable que quelques INFJ concernés restent bien planqués en sécurité derrière les pouces bleus. C’est d’ailleurs ce que j’aurais fait moi aussi. Ben ouais, on ne sait jamais ce que les gens vont penser de nous hein, s’ils vont encore nous apprécier tel qu’on est, tout ça tout ça… 🙂

Mais heureusement, sur le chemin de la vie, vous rencontrez parfois 1, voire 2 ou peut-être 3 élus (soyons fous). Ces personnes rares et précieuses avec qui vous pouvez être vous-même à 1000% 

Et là vous vous dites : enfin.

Je souhaite à tous les INFJ de vivre ce luxe.

*********************************

Et vous ? Comment vivez-vous avec votre dark side ? 

Si vous ressentez le besoin (et le courage) de vous exprimer à ce sujet, ne vous gênez-pas, les commentaires sont là pour ça et vous êtes ici en zone sécurisée où vous ne serez pas jugé/e. On n’est pas sur YouTube…

Sinon, un simple petit coucou comme ça en passant, c’est bien aussi 🙂

Credits images :
– Miniature : design par dooder
Marilyn Manson : Patrick Whitaker, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
– Les 2 faces de l’INFJ : The MBTI Memes Channel

10 réflexions sur “Le côté sombre de l’INFJ”

  1. Cher AlterUn, cher Naturel,

    Merci, merci pour ton témoignage si puissant. J’ai pris plaisir à suivre le déroulement de ta pensée, qui a su rejoindre à maintes reprises la mienne.

    J’ai vibré, j’ai frissonné et, à la fin de ma lecture, le besoin de remerciement et de partage était trop grand pour que je ne reste muette.

    Objectivement, j’ai l’impression que cela ne fait pas très longtemps que ma quête a débuté. En y réfléchissant, elle me semble avoir été comme « en dormance » tout en m’ayant accompagnée en silence en me donnant des évidences, des certitudes, qui m’ont menée là où je suis. Ce début de quête, je le ressens comme une montée en puissance d’un besoin fondamental qui n’avait peut-être pas encore fini de se former et qui, surtout, n’avait pas encore subi d’élément déclencheur.

    Car je pense que jusqu’à ce moment-là, je n’avais encore jamais été confrontée si durement et profondément à mes parts les plus reculées et sombres de moi-même.

    Cet élément déclencheur, c’est mon dark side qui, il y a deux ans, a été je pense pour la première fois si puissant, si présent et si destructeur. Je n’avais encore jamais eu ce goût en bouche.

    (Tous les « moi » des phrases suivantes peuvent être remplacés par « dark side »)

    Tout est parti d’une relation. Mais ce que je n’avais pas compris, ce que je n’avais pas conscientisé alors, c’est que c’était moi qui avais choisi cette relation, moi qui avais ouvert la porte, et que son destin était déjà tout tracé. Car bien que derrière la porte se trouvait l’autre, il tenait devant son visage le miroir que je lui avais, finalement, moi-même demandé de brandir.

    C’était moi que je voyais dans l’autre.

    C’était moi que je servais en contrôlant l’autre.

    Et je reprochais à l’autre, ce que je faisais moi-même.

    Cette relation a duré un an. Du début à la fin, son échec était programmé, mais ça, je n’ai pas voulu le voir, je n’ai pas voulu l’accepter. En fait, l’autre existait de moins en moins, alors que le moi prenait de plus en plus de place. Je me creusais de l’intérieur, je raclais chaque recoin minutieusement et je me débrouillais bien pour me faire croire que tout cela venait de l’autre, pas de moi. Le truc, qui était d’ailleurs devenu obsessionnel, c’est que je voulais absolument sauver cette relation. Je n’arrivais pas à m’en défaire.

    Je voulais, et cela je l’ai compris plus tard, me sauver moi-même.

    Mais ce n’est pas possible. On ne peut pas changer une partie de soi qui, par définition, est et restera mauvaise. On ne peut que l’accepter, car c’est une partie inhérente de notre être et vouloir aller à son encontre provoque inévitablement une résistance.

    Mais ça, je ne le savais pas. Heureusement pour moi, alors que j’étais encore empêtrée dans la relation, j’avais découvert et légèrement survolé l’ennéagramme. J’avais le sentiment qu’il pourrait m’aider, mais je manquais encore de force pour me concentrer vraiment dessus.

    J’avais néanmoins conservé ce concept dans un coin de ma tête et fais quelques recherches éparpillées sur le sujet durant mon temps libre.

    Et j’ai découvert le MBTI, puis la typologie jungienne, puis les fonctions cognitives et… wouaw.

    Je sentais que c’était ce qu’il me fallait, que j’en aurait besoin, qu’il fallait que je comprenne cela pour enfin comprendre. Mais je n’étais pas prête à m’y plonger intensément, car au moment de ces découvertes, j’étais encore dans l’optique de sauver la relation…

    Mais je crois tout de même que cela a fait son effet en arrière-plan. Dans le sens où le besoin de plus en plus urgent et vital de faire un choix s’est imposé de lui-même : s’attacher à la relation et me perdre, ou la laisser tomber et renaitre.

    J’ai eu mal, tout le long et de plus en plus fort. Jusqu’à ce que cela ne soit plus supportable. Vers la fin, je me sentais vraiment épuisée, c’était devenu une question de survie mentale.

    Alors j’ai fermé la porte.

    Et doucement, petit à petit, j’ai repris des forces et j’ai voulu comprendre ce qu’il s’était passé de l’autre côté.

    Lors de ma découverte de ces différents outils d’étude de la personnalité, j’ai immédiatement ressenti leur potentiel mais c’est plus tard, après avoir mis fin brutalement à la relation, à la torture que je m’infligeais moi-même, que j’ai réellement pu commencer à me pencher plus en avant dans leur compréhension et leur application au quotidien. Les mois qui ont suivis la rupture ont été salvateurs. Ils m’ont permis de débuter l’acceptation de mon dark side et d’amorcer son intégration.

    Cette chute dans mes profondeurs m’a finalement permis un réel retour aux sources et a réveillé, revigoré, cette fameuse quête de la Vérité, en amplifiant son pouvoir de recherche de l’essence.

    L’essence… Il me semble l’effleurer quelques fois, et que c’est doux !

    Des instants de calme, pleins et sereins.

    Mais je n’y suis pas encore, je progresse lentement.
    Et ce progrès, aurais-je pu l’entrevoir sans l’intervention de mon dark side ?

    Je n’en suis pas sûre, peut-être même serais-je restée là, comme la plupart de ceux qui peuplent cette planète, à me subir moi-même sans tenter de me comprendre, de me connaitre.

    Le dark side reviendra surement, et cette fois, je saurai le traiter comme il se doit.

    Le dark side fait mal, le dark side brûle, il anéanti et purifie en même temps.

    Par son incandescence, il réduit en cendres tout ce qui avait pu pousser en nous jusque-là. Mais en échange, il nous offre une nouvelle terre enrichie des évènement passés ainsi que la liberté de choisir ce que nous voulons maintenant y cultiver.

    Une fois que l’on a compris son fonctionnement, il convient d’accepter son passage car il est nécessaire à notre évolution, à notre élévation.

    Encore une fois, merci pour ton témoignage qui m’a donné l’envie de partager le mien, cela fait du bien.

    Zlatana

    PS : Ton prénom forme de très belles anagrammes

  2. Bonjour Fabienne,

    Bravo, tu es tellement dans le vrai (comme très souvent 🙂 Merci beaucoup pour cet article qui me fait le plus grand bien. Je ressens une vraie justesse dans ce que tu as écrit.

    Bon, après moult tergiversations intérieures, j’ai décidé de suivre ton invitation, de mon plein gré, en me sentant à l’aise de le faire. Je me suis donc dé-planqué de derrière mes pouces bleus, mis en lumière, lancé corps et âme, exposé à la vue du monde. Ca fait déjà quelques années que je travaille sur le concept de la vulnérabilité (voir Brené Brown et son étude sur le pouvoir de la vulnérabilité sur https://youtu.be/iCvmsMzlF7o), et je pense être prêt, tout du moins dans le contexte que tu m’offres ici (reçois toute ma gratitude pour cela).

    Je suis tout de même parvenu à me décider en 24 heures, là où il me fallait auparavant 24 jours, et encore avant 24 mois… Accroche-toi donc (et accrochez-vous aussi, si vous me lisez), le voyage est plutôt long, mais il semble prometteur (enfin, je l’espère 🙂 C’est parti !

    Je suis un vrai INTJ et un faux INFJ, croyant et pratiquant pour tous les deux, dont j’assume maintenant la dualité en moi sous l’appellation INXJ. C’est ma manière à moi de célébrer le fait de ne pas avoir (encore) de préférence aussi tranchée que cela sur l’axe T/F (comme d’autres peuvent le vivre sur l’axe E/I par exemple), malgré que je ressente clairement, et de plus en plus, la force de mon Te en moi en fonction auxiliaire (et non pas Fe).

    Ton article me parle au cœur, aux tripes, au fond de moi-même. Pour te partager un peu de mon expérience personnelle (oui, c’est fou le courage que ça demande, comme tu dis…), j’ai souvent détesté mon dark side dans l’instant, tout en l’adorant a posteriori. Parce qu’il m’ouvre in fine les portes d’un monde, que dis-je, d’un univers où je pressens que je touche à la Vérité Universelle, pour moi-même comme pour autrui. Pouvoir ressentir l’énergie du Cosmos tout entier, les connexions invisibles entre toutes choses et tous êtres, c’est incroyable comme sensation, c’est d’une puissance inimaginable, que seuls les Ni-dom semblent pouvoir concevoir (et l’intensité de cette puissance semble être en corrélation avec le QI de la personne Ni-dom).

    Pour utiliser une image qui pourrait parler au plus grand nombre, je prends souvent en exemple la scène de la mort et de la résurrection du personnage de “Neo” dans le film “Matrix” (voir https://youtu.be/V6wBT-y4XkY). A chaque fois que je re-visionne cette scène, c’est comme si je trouvais en moi les clefs de l’Univers et que j’ouvrais toutes les portes de Vérité. Ce que vit le personnage de Neo dans cette scène s’apparente très fortement à ce que je vis en moi. Explications ci-dessous.

    (1) Mon Ni-dom est en recherche de vérités, malgré moi.
    (1a) Je dis même « à l’insu de mon plein gré » (pour reprendre l’expression humoristique créée par les Guignols de l’Info et prêtée à la marionnette du coureur cycliste Richard Virenque dans le cadre d’un scandale de dopage, et maintenant consacrée par l’usage dans la langue courante), tellement cette recherche m’est fondamentalement cruciale pour avancer, mais tellement je ne maîtrise rien dans ce processus qui semble s’imposer à moi.
    (1b) Ca donne ceci dans la scène de Matrix :
    – Neo (= moi) cherche un téléphone qui sonne (= une pseudo-vérité) en passant devant toutes ces portes (= autant de possibilités de vérités), et il finit par ouvrir la bonne porte qui donne dans la pièce où un téléphone sonne (= une pseudo-vérité).

    (2) Mon dark side me force à déconstruire mes pseudo-vérités.
    (2a) Ca donne ceci dans la scène de Matrix :
    – lorsque Neo (= moi) entre dans la pièce où se trouve le téléphone qui sonne (= une pseudo-vérité), l’agent Smith (= mon dark side) l’attend avec un revolver pointé sur lui, lui tire dessus à bout portant, encore, encore et encore (= déconstruction frontale de mes pseudo-vérités), et Neo meurt (= mes pseudo-vérités meurent avec moi).

    (3) Mon bright side me ressuscite et m’aide à me relever avec mes nouvelles vérités.
    (3a) Ca donne ceci dans la scène de Matrix :
    – Trinity (= mon bright side) dit à Neo qui vient de mourir (= moi, mort) qu’elle n’a pas peur, qu’elle a foi en lui et qu’il doit se relever (= résurrection et reconstruction avec mes nouvelles vérités).
    – Je conseille de ne pas prêter attention à la phrase de Trinity qui dit à Neo qu’il est l’élu de l’espèce humaine : c’est un piège typique destiné à attirer votre ego. Mais si votre ego se laisse néanmoins séduire, ne vous inquiétez pas, votre dark side vous apprendra tôt ou tard une nouvelle leçon, de plus belle… Sauf si vous avez saisi entretemps le sens de cette métaphore, qui ne fait en vérité allusion qu’à Vous-même et à Vous seul/seule.

    (4) Je me relève et je vois l’Univers avec mes nouvelles vérités.
    (4a) Ca donne ceci dans la scène de Matrix :
    – Neo se relève et voit la Matrice au-delà de son apparence matérielle, dans ses plus infimes composantes
    (= je me relève et je vois l’Univers dans toute son énergie et avec tous ses liens invisibles).

    (5) Mon dark side teste la solidité de mes nouvelles vérités.
    (5a) Ca donne ceci dans la scène de Matrix :
    – l’agent Smith et ses acolytes tentent à nouveau de tuer Neo ressuscité, en lui tirant dessus de nombreuses fois
    (= mon dark side teste mes nouvelles vérités).
    – Neo arrête les balles avec sa main et engage un combat à mains nues avec l’agent Smith où il arrête 100% de ses coups avec une facilité déconcertante
    (= j’arrête très facilement tous les coups de mon dark side).

    (6) Je teste la solidité de mes nouvelles vérités.
    (6a) Ca donne ceci dans la scène de Matrix :
    – Neo envoie l’agent Smith dans les cordes avec un coup de pied magistral
    (= j’envoie mon dark side aller se faire voir en lui signifiant que j’ai compris sa leçon du moment).
    – Neo pénètre à l’intérieur de l’agent Smith, le fissure et le fait exploser en mille morceaux
    (= je fusionne avec mon dark side, je le fissure de l’intérieur et je le fais éclater en mille morceaux).

    (7) Je reprends le cours de ma vie, porté par mes nouvelles vérités.
    (7a) Ca donne ceci dans la scène de Matrix :
    – Neo rayonne de confiance en lui, et les 2 acolytes de l’agent Smith n’attendent pas leur reste et déguerpissent vite fait
    (= mes nouvelles vérités assoient ma confiance en moi, et mon dark side met les voiles, jusqu’à la prochaine fois…).

    Bon, on peut avoir l’impression que je tourne autour du sujet, mais j’y viens. Et donc, en corollaire bien obligé du côté positif de mes visions en Ni-dom, il y a bien entendu le côté négatif : ce voyage intérieur abyssal, vertigineux, parfois terrifiant, potentiellement dangereux, à la découverte de la réalité de la psyché humaine, de la mienne et de celle d’autrui, tout aussi cruelle, froide, inhumaine, implacable et déroutante soit-elle par moments, aux confins du pensable, de l’imaginable, du croyable, du concevable, de l’acceptable, de l’admissible… J’ai souvent eu l’impression que je touchais ici aux limites de ce que ma pensée pouvait accepter de concevoir. C’est là que se situe véritablement mon dark side.

    Et oui, mon dark side m’a perdu, régulièrement, noyé que j’étais dans cet Univers intérieur, aux prises avec les démons humains, les miens comme ceux d’autrui, incapable de fonctionner (pendant un temps) selon les normes de la société dans laquelle je vivais, que ce soit pour moi-même, pour mon couple, pour ma famille, pour mes amis ou pour mon travail.

    Et oui, mon dark side m’a diminué physiquement (Se en inférieur, ça n’aide vraiment pas…), à petit feu, en partie, ici et là, par oubli de mon corps, par non-conscience du temps qui passe, par négligence inconsciente de mes besoins corporels.

    Et oui, mon dark side m’a aussi longtemps déstabilisé psychologiquement (je dois avoir dépassé la centaine de praticiens en tous genres consultés en 25 ans, dont toi, Fabienne ;-), et j’ai par moments cru que j’avais un réel problème de santé mentale, un “gros grain” comme je l’appelais (ce qui peut malheureusement devenir réalité, dans notre société en tout cas, si la déstabilisation et le déséquilibre persistent : psychiatrisation, paupérisation, clochardisation… potentielles).

    C’est là qu’a notamment résidé, pour moi, tout l’intérêt de comprendre, d’identifier et de résoudre mes boucles infernales dominante/tertiaire (que ce soit celle de l’INTJ ou de l’INFJ), qui constituaient un combustible tout trouvé pour alimenter mon dark side. Ce me fut très précieux et salvateur de déconstruire ces boucles, au fur et à mesure, pour pouvoir sortir de mes peurs, de mes angoisses et de mon stress.

    Publiquement, j’ai pu extérioriser mon dark side à l’âge où c’était accepté/toléré par la société (15-20 ans). Par la suite, j’ai essayé de continuer à extérioriser mon dark side, mais la société m’a bien fait comprendre que ce n’était plus acceptable pour elle vu mon âge (20-25 ans), ou qu’elle ne me comprenait tout simplement pas/plus. Et j’ai dû finalement cacher mon dark side en public (à partir de 25 ans). Mais le cacher n’en a rendu ses manifestations publiques involontaires (quand il n’en pouvait plus d’être mis de côté) que plus ostensibles, conséquentes, et même violentes parfois.

    En privé, je suis parvenu à extérioriser mon dark side depuis toujours (à côté des praticiens de toutes sortes que j’ai consultés). J’ai pu en effet compter sur quelques amis fidèles qui sont parvenus à m’accueillir, à m’accepter et à m’écouter tel que je m’étais créé, aux différents âges de ma vie. Ca n’a pas toujours été ni facile ni simple pour eux, mais ils l’ont fait et ils ont tenu bon (heureusement pour moi). J’ai aussi beaucoup écrit pour moi-même (à moi-même et à autrui), ce qui constitue une manière très saine d’extérioriser son dark side, je trouve (pour un Ni-dom en tout cas).

    Pour résumer plus simplement, je dirais que mon dark side m’a aidé à y voir très clair, petit à petit, en osant affronter mes peurs profondes et mes angoisses existentielles, en 25 années de temps.
    Je considère mon dark side :
    – comme un démon gardien, qui veille donc malgré tout sur moi ;
    – comme celui qui casse ma boussole pour mieux me désorienter et me perdre, et qui me force à la réparer pour qu’elle soit à chaque fois encore plus précise qu’avant ;
    – comme celui qui éteint mon phare en pleine tempête dans la nuit noire pour mieux me désorienter et me laisser me fracasser sur les rochers, et qui me force à allumer un petit feu de bois sur le rivage lorsque je me suis échoué, afin que je réapprivoise la lumière petit à petit par moi-même, avant que le jour ne se lève au petit matin, pour que le soleil « obligatoire » du monde m’aveugle de moins en moins après chaque naufrage.

    Mon dark side, c’est la somme de toutes ces épreuves intérieures régulières que je vis malgré moi, qui me renforcent, qui me grandissent, qui me mûrissent, qui m’assagissent, qui me rendent plus humble, plus ouvert et plus puissant. Mais qui n’en demeurent pas moins des moments parfois très difficiles à vivre, et qui n’en sont pas moins une épreuve à traverser à chaque fois, et une fameuse…

    Au bout du chemin, dans cette quête, il y a l’essence ultime : la mienne, ou bien la seule unique et véritable (je ne sais pas encore). Je commence à l’entrevoir depuis peu et je la ressens très profondément en moi, qui a envie de jaillir, qui me presse de sourdre, enfin.

    J’ai aussi l’impression que j’ai trouvé un bouton OFF sur mon marteau-piqueur (depuis à peine quelques semaines). Et je ne pensais pas pouvoir y arriver un jour. En fait, je ne savais même pas que ce bouton pouvait exister. Mais peut-être n’est-ce qu’une illusion ? Ou peut-être l’ai-je moi-même créé, ce bouton OFF ? Et peut-être devrait-on tous se le créer, ce bouton OFF ? (nous, les Ni-dom) Pour tout dire, je n’ai aucun recul sur le sujet pour en parler, c’est beaucoup trop frais, donc je vais le remettre à plus tard.

    Bon, le mot de la fin (parce qu’il en faut bien une, de fin, hein 😉 : je vous souhaite de pouvoir laisser votre dark side agir en vous, en toute conscience, mais je vous recommande de ne pas tout le temps rester seul/seule avec lui. C’est en restant seul/seule avec votre dark side pendant trop longtemps qu’il peut envahir tout votre espace personnel, qu’il peut vous empêcher d’être présent à votre monde extérieur (un minimum), et qu’il peut rendre votre voyage intérieur potentiellement terrifiant et/ou dangereux.

    Dans ces cas-là, vous avez besoin d’aide (même si vous ne le ressentez pas comme tel), et :
    – vous pouvez déjà compter sur votre bright side pour vous soutenir (= l’expression des éléments positifs provenant de vos visions) ;
    – vous pouvez aussi compter sur les quelques rares personnes de votre cercle intime pour vous écouter et vous soutenir (celles qui sont encore plus près de vous que les personnes de votre cercle proche) ;
    – et vous pouvez finalement compter sur de multiples praticiens et professionnels pour vous accompagner, dans quelque discipline que ce soit (psycho/philo, sciences, arts, sports physique/cérébral…), mais avant tout dans la discipline dont vous avez besoin au moment où vous en avez besoin, quelle qu’elle soit (en vous permettant donc également d’en changer au gré de vos besoins).

    Mon dark side est mon ami, tout autant que mon bright side. Mais il n’emprunte pas les mêmes voies pour m’aider. Par moments, il est rude, impitoyable et il fait mal, mais au final, il est juste, en ce sens qu’il m’éveille toujours plus (même s’il m’a fallu longtemps avant de le comprendre, de l’accepter et de l’accueillir, et même si je préférerais qu’il soit un peu plus doux et compréhensif).

    En tout cas, je vous souhaite de magnifiques voyages intérieurs, vers Vous-même, à la rencontre de l’essence ultime, en toute sécurité (à défaut de tranquillité ;-).

    Et je vous souhaite infiniment d’Être,
    AlterUn

    NB : J’espère que tu me pardonneras, Fabienne, d’utiliser un de mes pseudos : AlterUn. C’est une des deux anagrammes de mon prénom, qui me renvoie tant à ma propre altérité intérieure (Alter) qu’à ma propre unicité intérieure (Un), l’autre anagramme étant Naturel…

    1. Cher AlterUn, cher Naturel,

      Merci, merci pour ton témoignage si puissant. J’ai pris plaisir à suivre le déroulement de ta pensée, qui a su rejoindre à maintes reprises la mienne.

      J’ai vibré, j’ai frissonné et, à la fin de ma lecture, le besoin de remerciement et de partage était trop grand pour que je ne reste muette.

      Objectivement, j’ai l’impression que cela ne fait pas très longtemps que ma quête a débuté. En y réfléchissant, elle me semble avoir été comme « en dormance » tout en m’ayant accompagnée en silence en me donnant des évidences, des certitudes, qui m’ont menée là où je suis. Ce début de quête, je le ressens comme une montée en puissance d’un besoin fondamental qui n’avait peut-être pas encore fini de se former et qui, surtout, n’avait pas encore subi d’élément déclencheur.

      Car je pense que jusqu’à ce moment-là, je n’avais encore jamais été confrontée si durement et profondément à mes parts les plus reculées et sombres de moi-même.

      Cet élément déclencheur, c’est mon dark side qui, il y a deux ans, a été je pense pour la première fois si puissant, si présent et si destructeur. Je n’avais encore jamais eu ce goût en bouche.

      (Tous les « moi » des phrases suivantes peuvent être remplacés par « dark side »)

      Tout est parti d’une relation. Mais ce que je n’avais pas compris, ce que je n’avais pas conscientisé alors, c’est que c’était moi qui avais choisi cette relation, moi qui avais ouvert la porte, et que son destin était déjà tout tracé. Car bien que derrière la porte se trouvait l’autre, il tenait devant son visage le miroir que je lui avais, finalement, moi-même demandé de brandir.

      C’était moi que je voyais dans l’autre.

      C’était moi que je servais en contrôlant l’autre.

      Et je reprochais à l’autre, ce que je faisais moi-même.

      Cette relation a duré un an. Du début à la fin, son échec était programmé, mais ça, je n’ai pas voulu le voir, je n’ai pas voulu l’accepter. En fait, l’autre existait de moins en moins, alors que le moi prenait de plus en plus de place. Je me creusais de l’intérieur, je raclais chaque recoin minutieusement et je me débrouillais bien pour me faire croire que tout cela venait de l’autre, pas de moi. Le truc, qui était d’ailleurs devenu obsessionnel, c’est que je voulais absolument sauver cette relation. Je n’arrivais pas à m’en défaire.

      Je voulais, et cela je l’ai compris plus tard, me sauver moi-même.

      Mais ce n’est pas possible. On ne peut pas changer une partie de soi qui, par définition, est et restera mauvaise. On ne peut que l’accepter, car c’est une partie inhérente de notre être et vouloir aller à son encontre provoque inévitablement une résistance.

      Mais ça, je ne le savais pas. Heureusement pour moi, alors que j’étais encore empêtrée dans la relation, j’avais découvert et légèrement survolé l’ennéagramme. J’avais le sentiment qu’il pourrait m’aider, mais je manquais encore de force pour me concentrer vraiment dessus.

      J’avais néanmoins conservé ce concept dans un coin de ma tête et fais quelques recherches éparpillées sur le sujet durant mon temps libre.

      Et j’ai découvert le MBTI, puis la typologie jungienne, puis les fonctions cognitives et… wouaw.

      Je sentais que c’était ce qu’il me fallait, que j’en aurait besoin, qu’il fallait que je comprenne cela pour enfin comprendre. Mais je n’étais pas prête à m’y plonger intensément, car au moment de ces découvertes, j’étais encore dans l’optique de sauver la relation…

      Mais je crois tout de même que cela a fait son effet en arrière-plan. Dans le sens où le besoin de plus en plus urgent et vital de faire un choix s’est imposé de lui-même : s’attacher à la relation et me perdre, ou la laisser tomber et renaitre.

      J’ai eu mal, tout le long et de plus en plus fort. Jusqu’à ce que cela ne soit plus supportable. Vers la fin, je me sentais vraiment épuisée, c’était devenu une question de survie mentale.

      Alors j’ai fermé la porte.

      Et doucement, petit à petit, j’ai repris des forces et j’ai voulu comprendre ce qu’il s’était passé de l’autre côté.

      Lors de ma découverte de ces différents outils d’étude de la personnalité, j’ai immédiatement ressenti leur potentiel mais c’est plus tard, après avoir mis fin brutalement à la relation, à la torture que je m’infligeais moi-même, que j’ai réellement pu commencer à me pencher plus en avant dans leur compréhension et leur application au quotidien. Les mois qui ont suivis la rupture ont été salvateurs. Ils m’ont permis de débuter l’acceptation de mon dark side et d’amorcer son intégration.

      Cette chute dans mes profondeurs m’a finalement permis un réel retour aux sources et a réveillé, revigoré, cette fameuse quête de la Vérité, en amplifiant son pouvoir de recherche de l’essence.

      L’essence… Il me semble l’effleurer quelques fois, et que c’est doux !

      Des instants de calme, pleins et sereins.

      Mais je n’y suis pas encore, je progresse lentement.
      Et ce progrès, aurais-je pu l’entrevoir sans l’intervention de mon dark side ?

      Je n’en suis pas sûre, peut-être même serais-je restée là, comme la plupart de ceux qui peuplent cette planète, à me subir moi-même sans tenter de me comprendre, de me connaitre.

      Le dark side reviendra surement, et cette fois, je saurai le traiter comme il se doit.

      Le dark side fait mal, le dark side brûle, il anéanti et purifie en même temps.

      Par son incandescence, il réduit en cendres tout ce qui avait pu pousser en nous jusque-là. Mais en échange, il nous offre une nouvelle terre enrichie des évènement passés ainsi que la liberté de choisir ce que nous voulons maintenant y cultiver.

      Une fois que l’on a compris son fonctionnement, il convient d’accepter son passage car il est nécessaire à notre évolution, à notre élévation.

      Encore une fois, merci pour ton témoignage qui m’a donné l’envie de partager le mien, cela fait du bien.

      Zlatana

      PS : Ton prénom forme de très belles anagrammes

    2. Fabienne - PsychoPersonnalité

      Bonsoir AlterUn,
      Eh bien merci à toi !
      J’étais certaine que ton témoignage parlerait à d’autres, c’est fait maintenant.
      Certains mots sont très parlants : voyage intérieur abyssal, démon gardien, celui qui casse ma boussole…
      Et ton pseudo / anagramme AlterUn : excellent !
      À bientôt 🙂

  3. Bonjour,
    Je trouve très intéressant toutes ces précisions.
    Il m’arrive en effet d’être froid pour me protéger.
    Ce qui me semble le plus fréquent chez moi est d’avoir le sentiment de discussions tellement superficielles qu’elles en sont ennuyeuses.
    Pourquoi ne jugent ils pas nécessaires de creuser ?
    Arf ils n’ont pas mon marteau piqueur.
    Voilà quatorze ans que j’occupe le même travail, suite à un début d’année 2019 sentimentalement compliquée, wahou j’ai fais un bilan de compétences début 2020.
    J’ai demandé à mon employeur de me libérer du temps pour me former à autre chose, le besoin ultime de sécurité passe en second plan, l’épanouissement personnel devient la priorité.
    J’ai aussi fais deux belles rencontres mi 2019 qui m’ouvrent à des discussions spirituelles profondes.
    Puis le door slam … Sans commentaire … Ne pas attaquer la loyauté ou la blessure d’injustice. Ça peut être un bon moyen d’éviter le burn out au travail lorsque le Ti s’enclenche ça déménage.
    Belle journée à tous.

  4. Effectivement, ça m’a toujours énervé cette image lisse et parfaite que les gens ont des INFJ.

    Je suis INFJ et je vois bien que je suis loin d’être parfait (bien que très perfectionniste haha).

    Le problème c’est que certains INFJ, après s’être sentis incompris et décalés toute leur vie vont profiter de cette émulation pour “compenser” et en rajouter :

    “Oui effectivement on est ultra rares, et très altruistes, et visionnaires, tout le bien que vous entendez sur nous est vrai.”

    L’autre problème, c’est que beaucoup d’INFJ vont également en profiter pour se victimiser : “ce n’est pas ma faute, personne ne me comprend, ma vie est si dure”.

    Je le sais parce que je me suis déjà vu tomber dans ce travers. Et parce que les articles/vidéos/groupes d’INFJ regorgent d’exemples.

    Bref, comme tu dis si bien, je souhaite à tous les INFJ de trouver ces quelques personnes avec qui ils peuvent se montrer complètement authentiques, parce que c’est un bonheur infini…

    Mais je leur souhaite aussi de se bouger pour y arriver 😉

    1. Fabienne - PsychoPersonnalité

      Bonjour Loïc,
      Même constat que toi au sujet des mécanismes typiquement INFJ. Et tout comme toi, je suis également passée par ces états.
      Quand tu décides de bouger et de construire quelque chose au lieu de te plaindre, il devient difficile de regarder l’immobilisme d’autres. Ça nous renvoie à une ancienne partie de nous qu’on n’a plus envie de voir.
      Alors j’essaie de me rappeler que plus tôt, j’ai été cette personne passive. Un gros déclic est souvent nécessaire pour les prises de conscience. Ensuite, c’est un chemin vers la maturité, où chacun peut décider d’avancer à son rythme (ou pas). En tout cas c’est certain que “les choses” ne tombent pas toutes seules du ciel 🙂

  5. Bonjour Fabienne
    Je tenais à vous remercier de votre travail brillant qui me conforte dans ma légitimité d’Être pleinement dans mes ressentis et faire.
    En effet, j’ai liké ce post non pas en planquée mais avec le ressenti “c’est exactement ça” et probablement une flemme évidente à l’exprimer… Je réalise de façon injuste pour vous, ma précédente non réaction, ce retour n’étant pas pour me justifier mais pour y apporter de la clarté et vous remercier de la prise de conscience.
    J’ai réduit les interactions avec beaucoup de personnes pour éviter le temps perdu, du coup je crée beaucoup de silences qui me conviennent sans m’être souciée de “l’autre”. Cependant j’assume et l’exprime aussi clairement … “Désolée, pas de temps à perdre, je n’en vois pas l’intérêt” ce comportement laisse abasourdi une partie de mon entourage… Ça passe ou ça casse… peut-être une excuse de plus pour alléger les relations superficielles, sans intérêts… Même si je suis hypersensible froide, je suis tranchante. Tout comme je préfère une violente vérité à une douce hypocrisie.
    Bonne suite à vous et à tous
    Bien cordialement

    1. Fabienne - PsychoPersonnalité

      Bonjour Edwige, merci pour votre commentaire.
      Il y a plusieurs raisons possibles à ne pas s’exprimer. Je suis moi-même une spécialiste du silence, et du temps minutieusement contrôlé. Donc je comprends très bien. D’un autre côté, j’ai aussi cette envie égoïste de voir que oui, d’autres personnes me ressemblent. Nous sommes peu nombreux, alors ça fait toujours du bien de lire ses semblables. “Hypersensible froide”, je n’aurais pas pu trouver meilleure formulation, exactement ça ! Merci encore.

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