COMMENT DEVINER LE TYPE MBTI DES GENS :
1 PIÈGE, 1 ASTUCE, 2 MÉTHODES

Trouver instantanément le type MBTI des autres…
Comprendre immédiatement à qui vous avez affaire, tentant n’est-ce pas ?

Imaginez :
– En un coup d’oeil éclair, vous pouvez détecter n’importe quel type de personnalité sur base de ses expressions non-verbales ou selon son apparence physique. 
– Avec seulement 4 ou 5 questions rapides, vous réalisez la prouesse de typer n’importe qui sans vous tromper.

Magique, non ?
Carrément ! Et je suis bien placée pour comprendre votre envie d’astuces infaillibles pour identifier les différents types MBTI.
Qu’est-ce que cela simplifierait mon travail et mes relations !

Maintenant, je dois revenir sur terre : la magie, c’est génial pour rêver (j’adore), pour passer un moment hors du temps et du quotidien banal… 
Mais si vous êtes ici, j’imagine que vous cherchez des techniques un tant soit peu réalistes et fiables, non ? (Si, sinon vous seriez plutôt sur le site de Marie-Claire en ce moment).

Alors comme ça, vous voulez vraiment devenir capable d’identifier le type MBTI des gens avec un bon niveau de réussite ?

Ça tombe bien : La Chouette, du blog L’Antre de la Chouette, est venue partager son expérience pour vous aider.

Au menu :

  • 1 piège à éviter (sauf si vous préférez vous planter magistralement)
  • 1 astuce personnelle
  • 2 méthodes pour développer votre intuition

Bonne lecture !

MBTI : OUTIL DE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL ET... LOISIR !

Si le MBTI s’est largement diffusé en tant que modèle théorique, son versant pratique est tout aussi apprécié du public. À raison, car il est un formidable outil pour améliorer la compréhension de soi et les relations interpersonnelles, ou encore pour optimiser ses méthodes de travail.

Cependant, il semblerait que la préoccupation centrale d’un grand nombre d’amateurs du MBTI soit de typer ses pairs le plus rapidement possible, et avec le moins d’effort possible. Je me dois d’être honnête : je ne partage pas leur enthousiasme pour cet énigmatique hobby.

Cela dit, comme on m’a souvent demandé des conseils relatifs au typage de terrain, je vais aujourd’hui vous expliquer comment réaliser des prouesses en la matière. Ou pas.

Comment vous planter royalement dans votre typage MBTI

Je ne vais pas passer par quatre chemins. Typer quelqu’un en alliant vitesse prodigieuse, efficacité absolue et moindre effort, ce n’est pas possible. 

Je vais vous expliquer pourquoi une telle demande n’est pas réaliste, et pourquoi il serait temps d’arrêter de nourrir cette chimère boiteuse.

Prétendre que l’on peut identifier le type MBTI de quelqu’un à coup sûr en seulement quelques minutes, cela implique de s’appuyer sur un présupposé discutable : le comportement adopté par quelqu’un durant un certain laps de temps est représentatif de l’ensemble de ses comportements.

Autrement dit, observer quelqu’un pendant quelques minutes à un moment aléatoire permet de savoir comment il s’est globalement comporté toute sa vie. Cela a des chances d’être effectivement le cas, puisque le type MBTI induit des comportements dominants.

Or cela peut aussi vous égarer, si jamais votre interlocuteur se trouve dans un contexte inhabituel. (Ce que vous n’êtes pas en mesure de deviner, si vous ne le fréquentez que depuis peu et qu’en plus vous manquez de pratique en typage.) Pour déterminer quels comportements sont habituels ou inhabituels chez lui, vous serez obligé de l’observer pendant un certain temps, dans différentes  situations. De nombreuses variables autres que le type MBTI peuvent influencer le comportement de l’autre. Si vous vous précipitez, sans recul et sans méthode, votre marge d’erreur sera trop élevée pour que cela ait un quelconque intérêt.

Vous imaginez bien que si c’était si simple de sonder le premier esprit humain venu, on n’aurait pas besoin du milieu psy. Les gens n’auraient pas non plus autant de difficultés à se comprendre eux-mêmes et à comprendre leurs congénères. En outre, s’il existait un moyen de cerner quelqu’un immédiatement et sans effort, cela ferait longtemps que les coachs s’en seraient emparés pour le vendre à prix d’or. (Dans l’état actuel des choses, si un coach vous propose une telle recette secrète, je vous conseille de fuir.) 

Vous me direz « Mais il y a pourtant les mentalistes, ces gens capables de déduire rapidement des informations correctes sur leur interlocuteur. Comment s’y prennent-ils, eux ? ». Eh bien, ils ont simplement travaillé d’arrache-pied pour enrichir leur culture et affiner leurs compétences d’observation et de déduction. D’une manière générale, si quelqu’un vous fait paraître une action impressionnante comme étant très simple, soit il a beaucoup d’expérience à son actif, soit il est en train de vous arnaquer. (Notez que les deux ne sont pas incompatibles.)

Le voici donc, le gros PIÈGE à éviter à tout prix :
imaginer que vous pouvez atteindre l'efficacité rapidement et sans effort.
Ce serait génial, mais...

Typage rapide et sans effort = Plantage assuré ! (mistype)

Une quête d'efficacité sans apprendre les bases =
Un résultat aussi aléatoire qu'un tirage au sort (jeu de hasard)

Un résultat efficace dans la rapidité =
Éventuellement possible avec les bonnes méthodes et une solide expérience (risqué)

Bonne nouvelle : maintenant que vous connaissez le piège à éviter, vous allez pouvoir focaliser votre énergie sur des procédés bien plus prometteurs !
Fabienne - PsychoPersonnalité
Fabienne
INFJ qui passait par là et qui a vu de la lumière

Bref, je vous suggère amicalement de faire le deuil d’un MBTI magique, qui vous transformerait d’un claquement de doigts en un redoutable télépathe.

Ne partez pas tout de suite ! Je ne suis pas venue pour briser les espoirs des typeurs en herbe. (Enfin, pas uniquement.) J’ai tout de même des conseils à vous prodiguer. En effet, s’il n’est pas recommandé de typer quelqu’un en deux minutes chrono, il est bel et bien possible de s’entraîner à typer plus efficacement. Et même, de concevoir ses propres méthodes de typage.

Certes, la mise en place de tout cela exige du temps et des efforts. Toutefois, rendez-vous compte que vous ne pouvez pas avoir le beurre, l’argent du beurre et une dédicace de Carl Jung himself avec votre surnom et un petit dessin. Si vous voulez des résultats, il va falloir bosser !

Mon astuce personnelle pour identifier un type MBTI

D’après moi, pour pouvoir typer rapidement les gens, il faut déjà être compétent pour les typer d’une manière générale. Le typage rapide n’est pas une version facile ou incomplète du typage long. C’est plutôt l’aboutissement d’un entraînement rigoureux au typage, offrant la possibilité d’effectuer certaines étapes plus rapidement qu’avant et de s’appuyer sur une solide base de données personnelle. Nous y reviendrons dans la partie suivante. 

COMMENT DEVENIR UN BON TYPEUR ?
Il serait fort long et fastidieux de lister tous les conseils en lien avec cette question. Je vais donc rappeler ce qui me semble être le point le plus essentiel, puis développer une approche en particulier.

Tout d’abord, un bon typeur connaît les bases théoriques du MBTI sur le bout des doigts. Il est capable de définir correctement les axes des types (I/E, S/N, T/F, P/J), ainsi que les fonctions cognitives (Fe, Ni, Te, Si, etc.).
Il ne confond pas le fonctionnement de chaque lettre ou fonction avec des représentations caricaturales et autres raccourcis de pensée. Inutile de vous lancer dans du typage sauvage avant d’avoir intégré ces notions.
Cela peut sembler évident, je sais… Toutefois, figurez-vous que sur Internet, un nombre affolant d’individus s’autoproclament typeurs du peuple alors qu’ils en sont à « Cette personne aime les maths, elle est
de type T ». Mieux vaut prévenir que guérir.

En outre, je vous livre un conseil de mon cru, qui pourrait changer radicalement votre manière de typer…

Partez toujours du principe que votre interlocuteur est potentiellement de n’importe lequel des 16 types, puis supprimez une à une les possibilités incompatibles avec vos observations. Plutôt que de vous demander « De quel type est cette personne ? », demandez-vous « Quels éléments font que cette personne ne peut pas être de tel type ? ».

En procédant de manière inverse, c’est-à-dire en voyant le type de l’autre comme un néant sur lequel vous allez apposer directement quatre lettres ou fonctions, le risque d’erreur sera plus élevé. Nous avons tous des biais, y compris les praticiens chevronnés : il est difficile de s’empêcher de favoriser certaines interprétations plutôt que d’autres, sous l’influence de notre vécu ou de nos préférences. De ce fait, vous pourriez passer à côté d’une information cruciale et finir avec un typage erroné.

Il est très commun, par exemple, qu’une personne soit typée N car elle déclare avoir beaucoup d’imagination et apprécier la philosophie. Pourtant, ces caractéristiques n’ont rien d’incompatible avec un type S. Typer votre interlocuteur N sans avoir vérifié pourquoi il n’était pas S serait ici une erreur. Parler de choses concrètes lui demande un effort et le fatigue vite ? Il a du mal à ne pas s’exprimer de manière métaphorique, même quand il vaudrait mieux s’exprimer de manière séquentielle et détaillée ?
Il est déconnecté de son environnement et/ou de son corps ?
Dans ce cas, ce n’est sans doute pas un type S. Or s’il n’a pas le genre de difficultés énoncées précédemment, il peut très bien être de type S.

L’esprit humain a naturellement tendance à chercher l’auto-validation.
Si vous désirez voir A plutôt que B au fond de vous, alors, votre inconscient va plus ou moins biaiser votre interprétation de sorte à faire ressortir A. (Même si B conviendrait finalement mieux.)
Ce procédé mène à des conclusions confortables, mais souvent objectivement fausses.
En revanche, en essayant de casser vos propres idées, celles-ci n’en deviendront que plus solides et vous gagnerez en efficacité.

Développez votre intuition pour mieux typer : 2 MÉTHODES

Notre intuition, représentée par la fonction N, peut produire des idées fulgurantes alors même que nous n’avons pas eu à y songer consciemment. Elle est donc une précieuse alliée quand il s’agit de
« lire » les gens de façon instinctive.

Cependant, pour pouvoir se fier à son instinct, celui-ci doit avoir une expérience sur laquelle s’appuyer. Autrement dit, votre fonction N ne vous soufflera des suggestions crédibles que si sa partenaire, la fonction S, a récolté suffisamment d’informations en amont pour la nourrir.

Si vous souhaitez devenir un bon typeur de terrain, il n’y a donc pas de secret : il vous faut de la pratique. Je vais aujourd’hui vous présenter deux manières d’affiner votre intuition, mais libre à vous d’en trouver d’autres. 

MÉTHODE 1

  • Trouvez un échantillon de gens connaissant leur type MBTI, par exemple dans un groupe de discussion sérieux autour du sujet. (J’insiste sur l’adjectif « sérieux »…).

  • Préparez une liste de questions standards, ayant pour but de déterminer les préférences de votre interlocuteur sur chaque axe.
    Par exemple, pour l’axe T/F : « Lorsque vous prenez une décision, pensez-vous d’abord à vous assurer si elle sera efficace ou si elle ne blessera pas les autres ? ».

  • Posez ces questions aux personnes de votre échantillon et notez leurs réponses sur un document.

  • Vérifiez à chaque fois si votre sujet donne la réponse censée correspondre à la préférence de son type. Concrètement, cela peut donner une présentation comme celle-ci :

Ici, j’imagine que j’ai posé à mes cobayes 4 questions (une pour chaque axe du MBTI) avec à chaque fois deux possibilités de réponse (A ou B)

A force d’accumuler des données, vous finirez par voir des tendances se dégager. Si vous constatez que vos cobayes donnent souvent des réponses n’allant pas dans le sens de leur type, cela signifie que vos questions ne sont pas pertinentes et qu’il faut en trouver des meilleures. (Ou que vos cobayes sont mal typés… mais on a dit qu’on en choisissait des sérieux !) Continuez vos tests avec vos nouvelles fournées de questions, jusqu’à obtenir un taux de réussite satisfaisant. 

M’est avis qu’à partir de 70 % ou 75 % de « bonnes réponses », vous avez atteint un taux vraiment intéressant pour une première approche. Les tests de personnalité dépassent rarement ce degré de précision. Aucun test MBTI ne pourrait prétendre typer quelqu’un avec une précision de
100 % en quelques questions, dans la mesure où le modèle ne prend pas en compte divers facteurs qui influencent la passation. (Par exemple, il ne détecte pas si le sujet a une bonne connaissance de son propre fonctionnement, s’il est honnête avec lui-même, s’il subit une pression extérieure, etc.)
Le but d’un test est surtout d’élaguer les possibilités, afin de gagner du temps lorsqu’on analysera ensuite le profil de manière approfondie.

MÉTHODE 2

Je vous propose de faire des estimations de type rapides sur les gens de votre entourage : votre famille, vos collègues de travail, vos amis, ou même des inconnus… Donnez-vous une journée, voire quelques heures seulement, pour déterminer de quel type a le plus de chance d’être votre sujet.

  • Notez vos hypothèses et laissez-les de côté : vous pouvez même les oublier ! Quelques temps après, lorsque vous aurez réalisé une analyse complète de votre cobaye, consultez à nouveau ces notes… et comparez-les avec votre conclusion plus mature.

  • Votre première impression était-elle la bonne, ou pas du tout ? 
    Si oui, qu’est-ce qui vous a mis sur la bonne piste dès le départ ?
    Si non, pourquoi vous êtes-vous trompé ? Quels étaient vos biais ?
    Avez-vous confondu un comportement avec un fonctionnement ?
    Avez-vous cédé à des idées reçues ?

  • Recommencez l’opération de nombreuses fois, en restant attentif à votre progression et en ne cessant jamais de vous interroger.

Ces exercices ont un double effet bénéfique :

  1. Ils enrichissent votre expérience sur le terrain et améliorent vos compétences en typage.

  2. Ils vous amènent à constituer une base de données à partir de l’ensemble des personnes interrogées, fournissant du grain à moudre à votre fonction N. Ainsi, votre intuition finira par s’affiner.

    Vous saisirez de mieux en mieux ce qui est valable « la plupart du temps » pour chaque type MBTI, tout en ne perdant pas de vue la possibilité de faire face à une exception (le taux de précision ne montant pas à 100 %). Vous capterez aussi de plus en plus naturellement les petits éléments qui vous mettront sur la bonne piste lors d’un typage.

En définitive, vous ne pouvez pas typer votre interlocuteur à coup sûr en quelques minutes… Par contre, après être devenu bon pour typer quelqu’un au terme d’une longue analyse, vous pouvez développer une intuition assez aiguisée pour émettre rapidement des hypothèses crédibles sur le type de votre interlocuteur. Une hypothèse qui a de bonnes chances d’être correcte, mais devra être vérifiée par un examen approfondi afin d’éviter toute conclusion hâtive.

La Chouette

de quoi avez-vous besoin maintenant ?

  • Un test pour découvrir les archétypes de votre personnalité
  • Une vidéo pour comprendre le principe des axes et des dichotomies (E/I, N/S, F/T, J/P) : pour vous si vous démarrez vraiment de zéro avec le MBTI
  • Une intro facile aux fonctions cognitives du MBTI : pour vous aider à faire le premier pas en douceur si vous connaissez les axes et que souhaitez débuter avec les fonctions

DES QUESTIONS ?

L’espace commentaires est à vous 🙂

12 réflexions sur “COMMENT DEVINER LE TYPE MBTI DES GENS”

  1. Pour deviner les personnalités des personnes j’ai réalisé que physiquement, à force, dans le timbre de la voix on peut deviner déjà la personnalité(maintenant je ne dit pas que c’est fiable)

    De plus l’image que la personne nous envoie (au cotidient) si on voie un côté doue un F si non un T (je ne parle pas de visage neutre car justement beaucoup de F son doué à cacher leurs émotions) parcontre l’expliquer j’aurais du mal…

    Extraverti ou introverti on peut le voir dans la façon de communiquer si la personne parle de plusieurs sujets ou aime de changer de collègue c’est souvent un E (bien prendre son temps car les intuitifs eu ils sont caméléon tu penses à un I et non c’est E)

    N ou S ça c’est assez basique enfin comme vous dite ça se voit pars la communication les « s » ne supporte pas très long temps les communications abstrait maintenant rien ne les empêches d’en parler mais ou un N dure des heures (pour l’introverti) le S va vite fuir et parler de chose du cotident.. triste…

    Pour le P ou le J on peut aussi le voir pars la communiquer. Quand vous lui parler, il vous « juge » ou vous écoute?
    Celui qui vous dit quoi faire est le plus souvent un J celui qui vous sourie et sans vraiment quoi dire est plus souvent P.
    On peut aussi le voir dans son cotident, est-ce que le « changement » imprévu le frustre?
    Si oui, quelle réaction il donne?(biensûr tous le monde est frustré mais le J c’est écrit sur son visage que le P va vite passer à autre chose)

    Enfin je fais comme ça et me trompe très rarement maintenant l’erreur est toujours possible et comme j’ai vu dans les commentaires tous dépend se que on recherche aussi si on veux trouver des gens précis on peut vite faire des erreurs donc bien avoir l’esprit au calme avant d’essayer (savoir prendre du recul)

    INFJ 5w6 ou 5w4 (sa change)

  2. Merci à toutes les deux pour cet article complet et très intéressant et très pertinent. Je le mets de côté pour le relire régulièrement… Encore ravi de cette belle collaboration

  3. Hello,
    Je partage 2 erreurs/remarques que j’ai tendance à faire de mon côté, peut-être que je ne suis pas le seul 🙂
    1. J’ai tendance à vouloir voir chez les autres (et en particulier chez les gens où j’ai un apriori positif) des caractéristiques proches des miennes. Typiquement, je suis INTJ, et j’ai tendance à vouloir voir des NT plus souvent que la réalité.
    2. J’essaye de « pondérer » mon observation avec les stats. Par exemple quand je type quelqu’un INFJ, je me méfie puisque c’est assez rare, donc je challenge mon analyse d’autant plus. Si je type quelqu’un ISFJ, je vais moins me poser de questions.
    Voilà. Merci pour l’article et content de votre collaboration 🙂

    1. Fabienne - PsychoPersonnalité

      Hello, JD !
      Tes observations sont très intéressantes, merci de les partager ici 🙂
      Tu as raison, on peut tous y être confrontés je pense.

      Contente que tu sois content 🙂 Au plaisir !

  4. Salut la Chouette, j’ai beaucoup de mal à lire les profils extravertis.
    Ils me fatiguent donc je perds patience.
    Je les évitent donc je ne peux pas les étudier.
    J’ai la sensation de perdre mon temps donc je n’ai aucun intérêt.
    Pourtant cela me serait très profitable pour me faire comprendre et pour prévenir les conflits car je ne peux pas toujours les éviter (surtout dans le cadre professionnel).
    Aurais-tu une stratégie à proposer (peut-être un peu ludique) pour m’aider à me faire violence?
    Je te remercie,

    Marie (INTJ)

    1. Bonjour Marie,

      D’après ta description, je crois comprendre que tu essayes d’analyser des personnes extraverties de la même manière que tu analyses des personnes introverties : cela risque en effet d’être fatiguant, car leur énergie va beaucoup moins vers l’introspection. Peut-être que tu pourrais trouver une approche spéciale pour les extravertis ?

      Tu peux profiter du fait que les fonctions extraverties sont plus faciles à identifier que les fonctions introverties : leurs mécanismes s’expriment directement dehors et pas dans le monde intérieur du sujet. Pas besoin de demander à la personne comment elle perçoit les choses pour connaître sa dominante, il suffit de la regarder tous les jours !

      Par exemple, entre un ExxP et un ExxJ, il va y avoir des problématiques vraiment très différentes. Les ExxP sont des observateurs extravertis : ils accumulent un maximum de données (souvent jusqu’à ne plus savoir quoi en faire), ont besoin de renouvèlement régulier, ont du mal à se focaliser et se sentent très contraints par les règles. Tout ce qui leur ferme des possibilités et les empêche d’explorer est une grosse angoisse pour eux.

      C’est une énergie très différente de celle des ExxJ, décideurs extravertis dominants. Eux vont être focalisés sur le spectre des pensées et/ou de sentiments des autres et faire des efforts (souvent excessifs, au détriment de leur authenticité) pour s’adapter à l’environnement, aux attentes sociales… Ils vont aussi avoir besoin de contrôler les choses et/ou les gens autour d’eux, faire en sorte que les standards à respecter ne soit pas trop piétinés. (A côté, les ExxP sont bien plus préocuppés par le fait de ne pas être contrôlés !)

      Si tu peux déterminer ça, tu auras compris les problématiques les plus importantes dans la vie de la personne E. Au choix : un déséquilibre entre « Accumuler plein de nouvelles informations et expériences/savoir se poser avec, les digérer, les classer, les approfondir » (Se/Ne-dom vs Ni/Si-inf), ou bien déséquilibre entre « S’adapter aux exigences extérieures, standardiser pour améliorer l’efficacité ou l’harmonie/s’assumer et s’exprimer en tant qu’individu unique » (Te/Fe-dom vs Fi/Ti-inf). Les problématiques secondaires, qui découleront de l’axe auxiliaire-tertiaire, seront sans doute plus subtiles à distinguer, c’est vrai : mais déjà, tu auras l’essentiel.

      J’espère que ma réponse t’as été utile 🙂

      La Chouette

      1. Merci La Chouette pour cet éclairage sur la différence de comportement entre ExxP et ExxJ. Ce qui m’amène à la réflexion suivante : pour certaines personnes, la dimension entre P et J est très peu marquée, voire proche de l’équilibre. On sait que la bascule d’un côté où de l’autre change radicalement la quatuor des fonctions cognitives. N’y aurait-il pas une limite dans le modèle quand on a P et J à 50% ? Une sorte de « division par zéro » en quelque sorte !
        Et ma 2e question : est-ce que la difficulté du typage ne viendrait pas d’une ou plusieurs dimensions peu marquées ? En particulier, cette fameuse dimension P/J, mais pas que.
        Merci d’avance.

        1. Bonjour Sébastien !

          A titre personnel, je pense que les pourcentages obtenus lors d’un test ne sont pas à prendre au pied de la lettre, car ils ne sont pas forcément représentatifs de notre fonctionnement réel.

          Par exemple, au MBTI officiel, j’ai obtenu un axe S/N plutôt équilibré (60 % N, 40 % S), alors que dans la réalité, j’ai un très gros déséquilibre entre mon N-dom et mon S-inf. C’est juste que mes comportements observables ne reflètent pas explicitement ce déséquilibre. Avec ma fonction Te, je cherche naturellement à mettre en application mes idées, ce qui rajoute des « points » au S sur certaines questions. (Parce que dans la version simpliste de la dichotomie, agir sur la réalité c’est S.) Le test ne vérifie pas si mon besoin de chercher l’application vient d’une fonction S ou de ma fonction Te… C’est pareil pour l’axe J/P. Avoir un axe J/P équilibré au questionnaire ne veut pas forcément dire qu’on n’est pas très J ou très P dans son fonctionnement. A noter que l’inverse peut aussi arriver. Par exemple, j’ai obtenu un T très marqué au test, alors que dans la réalité, mes fonctions Te et Fi sont plutôt équilibrées. (On m’a souvent prise pour une INFJ.)

          Je préconise de regarder les fonctions cognitives (Fe, Fi, Ne…) plutôt que les lettres pour se typer. Les lettres sont une version simplifiée pour expliquer le modèle de manière rapide et superficielle à quelqu’un qui ne connaît pas du tout. Mais dès qu’on veut aller plus en profondeur, comme tu dis, cela trouve très rapidement ses limites.

          Du coup, les tests sont un moyen d’élager les possibilités, c’est juste une première étape : ce qui permet vraiment de typer, c’est l’observation du fonctionnement à l’échelle de sa vie, quelles sont ses problématiques dominantes, qu’est-ce qui lâche en premier quand on est fatigué/stressé… (L’avis des autres est indispensable aussi, car quand on a toujours vécu avec tel fonctionnement, c’est tellement naturel et évident qu’on a tendance à ne plus le remarquer.)

  5. Ping : FAQ MBTI : Croyance, Typer les gens, Valoriser ses talents, etc.

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