J'AI L'IMPRESSION D'AVOIR
PLUSIEURS TYPES DE PERSONNALITÉ

5 CAUSES POSSIBLES

S’il vous arrive parfois de penser :

  • Je me reconnais dans plusieurs types de personnalité
  • J’ai changé de type MBTI
  • On ne peut pas me classer dans une case
  • Le MBTI est insuffisant pour couvrir la complexité de ma personnalité
    ou
  • J’ai l’impression d’être animé.e par des énergies contradictoires

…vous devez probablement vous demander : 

  • Comment cela se peut-il ?
  • Pourquoi je ne parviens pas à me définir ?
  • Suis-je un cas désespéré impossible à cerner ?

Rassurez-vous : tout s’explique ! 🙂

Aujourd’hui, La Chouette fait le tour de 4 raisons possibles qui pourraient répondre à vos hésitations ou questionnements.

Et j’en ajoute une cinquième en bonus.

Bonne lecture !
Fabienne

1. MON TYPE MBTI CHANGE TOUT LE TEMPS !

Tout d’abord, je vais expliquer ce qu’est un type MBTI. En effet, bien que les 16 profils soient au centre du modèle, peu de sites définissent clairement ce qu’ils sont censés dire ou non au sujet des gens. Beaucoup de personnes utilisant le modèle n’ont en fait aucune idée de ce que signifie être INTP ou ESFJ, au-delà d’une courte description… 

Ceci les amène à des réflexions erronées, mais compréhensibles et logiques de leur point de vue. Par exemple : « Je change tout le temps de type : quand je fais du jardinage je suis S, quand je fais ma dissertation de philosophie je suis N. Et puis, je peux à la fois utiliser la logique et écouter mes valeurs lorsque je prends une décision : je suis donc à la fois T et F. » Peut-être faites-vous partie de ces personnes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que votre type MBTI n’est pas une photographie de votre personnalité à l’instant T. Il s’agit plutôt d’une synthèse de l’ensemble de vos comportements, à l’échelle de votre vie. Vous ne changez pas de type chaque fois que vous déployez une stratégie différente pour vous adapter aux situations du quotidien. En revanche, en réfléchissant à toutes les fois où vous avez réagi, on peut dégager des comportements revenant plus souvent que d’autres. Des attitudes qui vous paraissent plus naturelles, faciles à adopter et moins énergivores que d’autres. Tandis que certaines réactions, à l’inverse, vous demandent un effort particulier et vous fatiguent plus vite. Cela ne signifie pas que vous êtes incapable d’utiliser ces options : cela indique juste que vous n’avez pas le même rapport à celles-ci. 

En résumé, les 4 lettres de votre type MBTI représentent votre zone de confort (vous êtes naturellement à l’aise avec depuis tout jeune, vous en faites usage tout le temps…), tandis que les 4 lettres absentes représentent votre zone de progression (vous allez devoir travailler sur vous-même pour devenir à l’aise dedans, vous en faites usage plus rarement…). Chaque MBTI peut potentiellement adopter les comportements de tous les autres. La différence va se situer dans l’effort à réaliser pour y parvenir. Il n’a jamais été question d’affirmer, à travers votre type MBTI, que vous êtes un individu unilatéral. Vous n’avez pas besoin d’avoir plusieurs types MBTI pour être une personne avec de multiples facettes, riche et complexe !

Réaliser une synthèse de nos attitudes n’est pas forcément un exercice facile. C’est pourquoi, d’après moi, les tests pour trouver son type MBTI ne sont pas adaptés à tous les profils. Certains ont tendance à répondre en fonction de comment ils se sentent aujourd’hui ou ont réagi récemment… Ce qui amène fatalement à tomber sur un résultat différent à chaque fois, et donne l’impression à l’individu que sa personnalité est « instable ».
Si vous êtes concerné, le meilleur moyen de contrer le problème est d’abandonner les questionnaires : allez directement vous renseigner sur les types MBTI qui, de par leur fonctionnement, se retrouvent souvent dans ce cas de figure. (C’est-à-dire, les types P en général, en particulier les hauts utilisateurs de Fi et/ou Se : les ENFP, ESFP, INFP, ISFP, ESTP et ISTP.)

Cette partie pourra sembler dérisoire aux lecteurs connaissant déjà bien le MBTI. Cependant, il m’a paru important de rappeler les bases, pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de mettre ces choses au clair dans leur esprit.

2. ON NE PEUT PAS ME RANGER DANS UNE CASE

Nous avons tous un rapport différent à notre identité. Certaines personnes apprécient en tracer nettement les contours, s’attribuer des étiquettes (voire les brandir fièrement partout où elles vont), tandis que d’autres détestent ça ou s’en moquent. Il est possible que vous fassiez partie des gens qui préfèrent garder les possibilités ouvertes concernant votre identité.

Le type MBTI ne détermine pas tout : l’expérience et l’éducation influencent également notre manière de nous définir. Toutefois, on peut relever des généralités. Les types P sont souvent moins à l’aise que les types J pour classer les gens dans des catégories, en particulier les INFP, ISFP, ENFP et ESFP. Cela s’explique par leur fonctionnement cognitif. Si vous êtes de l’un de ces types, vous avez sans doute tendance à considérer votre identité en fonction de qui vous pourriez être (ou qui vous avez envie d’être maintenant), plutôt qu’en fonction de comment vous avez concrètement agi tout au long de votre vie. 

Quand bien même vos comportements globaux correspondraient à la description d’un type, vous êtes très conscient des possibilités de vous incarner autrement. Et ces visions ont de bonnes chances de paraître plus importantes et réelles à vos yeux, que des descriptions froides et factuelles. A quoi cela sert-il de s’enfermer dans un type pour toujours, si on peut se réinventer au quotidien ? Pourquoi considérer qu’on aura un fonctionnement similaire jusqu’à la mort, alors que tellement de choses peuvent arriver et nous transformer ?

De plus, les types P (en particulier les INFP, ISFP, ENFP et ESFP) aiment se sentir libres de réajuster leur vision d’eux-mêmes au fil du temps et des expériences. Les étiquettes utilisées sur le moment doivent refléter leur essence le plus fidèlement possible, et sont changées lorsqu’elles ne correspondent plus. Problème : aucune case, aucun type MBTI ne peut décrire l’entièreté d’un individu… Un être humain est trop complexe pour qu’un modèle théorique puisse couvrir toutes ses aspérités. Il peut seulement décrire la structure de sa personnalité et prédire son comportement général. 

Chez certaines personnes, ce fait ne pose aucun problème, car elles n’éprouvent pas le besoin que leur identité complète soit résumée dans leur type MBTI. Pour vous peut-être, il est difficile, voire douloureux, de cocher la réponse « A » d’un questionnaire alors que la réponse « B » vous concerne tout de même à 20 %. Si l’option A correspond à vos préférences, l’option B vous paraît tout aussi importante, et le fait qu’elle ne soit pas visible dans le résultat final est source de frustration. Votre type n’est plus vraiment « vous » : le modèle vous a comme amputé d’une part de vous. Pour gérer ce problème, beaucoup de concernés préfèrent ne pas s’identifier à un type MBTI particulier, ou déclarent alterner entre plusieurs types.

Sachez qu’il n’est pas obligatoire de déterminer pour de bon votre type MBTI, si cela vous met mal à l’aise. Vous avez le droit de ne pas aimer les modèles typologiques (ou de vous en lasser à la longue) et de préférer d’autres outils pour explorer votre personnalité. Toutefois, si cette situation vous empêche de trouver votre type et que vous souhaitez y remédier, je vous suggère d’étudier attentivement les profils FP et le fonctionnement P en général.

Suggestions pour aller plus loin concernant votre rapport à l’identité : 

3. J'AI CHANGÉ DE TYPE DE PERSONNALITÉ

Il est parfaitement normal d’évoluer au fil des années. Et heureusement que nous le faisons, d’ailleurs : imaginez si vous étiez la même personne à 40 ans qu’à 12 ans ! Tandis que nous accumulons les expériences, certains traits de notre personnalité s’estompent, tandis que d’autres s’affermissent. Votre type MBTI est affecté par ces changements progressifs, lui aussi… Au point que vous puissiez finir par vous demander si vous avez toujours le même aujourd’hui qu’au départ.

Si les 4 fonctions cognitives d’un type MBTI sont présentes dès le départ, leur degré d’expression va changer dans le temps. Lorsque vous étiez très jeune, votre fonction dominante prenait presque toute la place. En arrivant vers l’adolescence, sa partenaire, la fonction auxiliaire, s’est mise à former un binôme avec elle. Une fois adulte, généralement autour de 25-30 ans, c’est au tour de la tertiaire de trouver une place digne de ce nom dans le système. Il en va de même pour la fonction inférieure, qui s’installe à mi-vie et parfois beaucoup plus tard. 

Bien qu’une partie du processus se réalise naturellement, un important travail sur soi est nécessaire pour trouver un bel équilibre entre ses fonctions. Chez les gens ayant entrepris ce parcours, il arrive parfois que la personnalité devienne tellement équilibrée qu’ils semblent être devenus l’opposé de leur type initial. Je prends souvent l’exemple d’un de mes maîtres de stage : un ESTP, qui, vers l’âge de 75 ans, ressemblait à un archétype d’INFJ. Il fallait le connaître de près ou lire sa biographie pour se rendre compte qu’il avait été porté la majorité de sa vie par une fonction Se très forte, vivant au jour le jour, voyageant partout et refusant toute contrainte (au point de préférer être SDF que se forcer à travailler)… avant de se retirer dans une vie sûre et sédentaire, rythmée par les réflexions métaphysiques et les plannings respectés à la lettre.

Si vous avez eu une vie bien remplie, il est possible que l’histoire de cet ESTP vous parle. D’une manière plus générale, il est parfaitement normal d’avoir développé certains aspects de votre personnalité au fil des années. D’être devenu plus mature, plus compétent et plus serein vis-à-vis de certaines parts de vous-même. Je vous renvoie à la première partie de cet article : votre type MBTI représente qui vous êtes aujourd’hui, mais également qui vous avez été et qui vous pouvez potentiellement devenir. Changer en tant qu’individu ne veut pas dire changer de type : cela veut simplement dire que l’expression de votre type est devenue plus mûre.

Les fonctions cognitives sont un mystère pour vous ? 

4. IL Y A PLUSIEURS PERSONNES DANS MA TÊTE, AVEC DES TYPES DIFFÉRENTS

Pour cette partie, nous allons changer de registre. Ce qui va suivre concerne les gens dont l’impression d’avoir plusieurs types MBTI s’accompagne d’une certaine détresse. Par exemple, si vous vous sentez parfois dépossédé de vous-même, car quelqu’un d’autre semble prendre votre place… Il existe des troubles psychiatriques pouvant entraîner la cohabitation de plusieurs entités conscientes dans le même corps. Il s’agit principalement du trouble dissociatif de l’identité (TDI).

Le TDI apparaît dans l’enfance, suite à des traumatismes. Comme tous les troubles dissociatifs, il est susceptible de rester quasi-invisible durant une partie de la vie et de ressurgir à l’âge adulte. Il est souvent dû à de la maltraitance, mais peut germer dans d’autres contextes, comme des hospitalisations répétées, un accident grave ou un deuil (en particulier lorsque l’enfant n’a pas été assez soutenu psychologiquement pendant ou après ces épisodes difficiles).

En conséquence, au lieu de s’unir en une identité cohésive, la conscience de l’enfant se développe sous la forme de plusieurs fragments. Chaque fragment est doté de sa propre personnalité, et donc son propre type MBTI. (Bien qu’ils puissent avoir tous le même !). Les différentes identités alternent leur place au contrôle du corps afin de remplir leurs tâches respectives, permettant au sujet de rester fonctionnel malgré les blessures. Il ne s’agit pas ici de masques sociaux ou de différentes facettes du « Moi », mais bien d’une rupture dans le sens du « Moi » : les autres sont perçus comme des individus différents.

En plus de cette disposition, le sujet vit de forts symptômes dissociatifs, comme des « absences » régulières, des difficultés à se connecter au corps et aux émotions, une sensation de s’observer à la troisième personne et de ne pas reconnaître certains comportements et pensées comme étant « à lui » (et de fait, il n’a pas les mêmes opinions, n’aurait jamais dit ou fait cela lui-même)… On retrouve aussi des amnésies. Par exemple, des trous de mémoire fréquents, l’oubli d’informations personnelles ou d’éléments autobiographiques importants. 

Paradoxalement, la plupart des patients doutent fortement d’avoir ce trouble, car la dissociation leur donne l’impression d’exagérer leurs symptômes, voire de tout inventer. Ainsi, bien que le TDI soit assez répandu (1 à 3 % de la population), il est largement sous-diagnostiqué. Ses symptômes sont pourtant invalidants et nécessitent une prise en charge, généralement une psychothérapie associée à de l’EMDR. Après une période d’accompagnement et de travail sur soi, il est parfaitement possible de mener une vie heureuse avec un TDI.

Note : il existe un trouble ressemblant au TDI, nommé l’ATDS (Autre trouble dissociatif spécifié). Ce diagnostic est posé quand le patient a des symptômes proches du TDI, mais ne remplit pas tous les critères. Par exemple, il n’a pas ou peu d’amnésies, ou bien la sensation de rupture dans le sens du « Moi » entre les différentes identités n’est pas aussi forte que dans un TDI.

De nombreux autres troubles peuvent impliquer des changements de comportements anormaux par leur fréquence et/ou leur intensité, des difficultés à cerner son identité ou une sensation d’être plusieurs dans sa tête. Par exemple, le trouble borderline, le trouble bipolaire, la schizophrénie… Toutefois, ce blog n’est pas un site médical. Ni moi ni Fabienne n’avons les qualifications pour parler en détail de ces pathologies, et encore moins pour vous dire ce que vous avez.

Si vos expériences rendent votre quotidien difficile, je vous conseille de consulter un psychologue ou un psychiatre. Avoir un trouble psy n’est pas une honte, ni un tabou. (Cela arrive à plein de gens !) A partir du moment où vous souffrez de votre état, il est important de comprendre ce qu’il vous arrive et de mettre en place des solutions adaptées. 

Suggestions pour aller plus loin avec le TDI : 

5. JE SENS QUE MON TYPE MBTI EST INSUFFISANT POUR ME DÉCRIRE

Et vous savez quoi ? Vous avez raison. Hormis tout ce que La Chouette a déjà décrit plus haut, il reste encore une raison possible pour expliquer cette sensation de « manque » que vous ressentez peut-être à propos de votre personnalité.

Généralement, la plupart des descriptions, des portraits, des tests que vous croisez dans vos recherches concernent la partie consciente de votre personnalité. Normal : c’est ce qui est le plus facilement et le plus rapidement identifiable ! 

Par exemple :

  • Votre type d’énergie (introvertie / extravertie) ? Partie consciente.
  • Votre type MBTI ? Partie consciente.

Identifier et décortiquer tout ça, c’est déjà super pour votre connaissance de soi. Tout le monde ne franchit pas ces étapes !

Néanmoins, il reste une immense zone non-explorée : la partie inconsciente de votre personnalité !

Votre inconscient est un espace riche et complexe. Il est un énorme réservoir qui stocke d’innombrables données à votre sujet. Un peu comme des archives, mais qui évoluent en permanence.

La réalité, c’est que peu de personnes s’aventurent dans l’exploration de leur inconscient. Pourquoi ?

  • Parce que : Comment faire ? Par où commencer ?

  • Parce que les repères sont plus flous que dans un modèle théorique ou tout est bien balisé.
    « Au secours !  À quoi s’accrocher que l’on connaît déjà ? »

  • Parce que ça demande de lâcher le tout mental et de se connecter à ses ressentis et intuitions

  • Parce que l’inconnu fait peur

  • Parce que ça demande une démarche plus lente et plus profonde que pour tout ce qui concerne la partie consciente

Ce qui est dommage, si vous étudiez uniquement à la partie consciente de votre personnalité, c’est que vous vous privez de clés de compréhension primordiales. Sans ces clés, il est très probable que vous soyez « condamné.e » à vivre le même type de problèmes en boucle, et à subir des conditionnements à votre insu. Tout ce qui n’est pas conscientisé influence votre vie, et vous ne le savez même pas… 

Qu’y a-t-il dans votre inconscient ?
Principalement des énergies archétypales et des symboles.

Bien entendu, ce sujet est d’une telle richesse que je ne peux le développer plus ici. Alors, si vous avez envie de partir à la découverte de ces petits fragments de vous qui ne sont pas encore conscientisés, je vous laisse 3 liens ci-dessous. Ensuite, je repasse la main à La Chouette pour le mot de la fin 🙂

Suggestions pour aller plus loin avec les archétypes et les symboles : 

On arrive à la fin de cet article. J’espère vous avoir donné des pistes pertinentes à explorer, et je vous souhaite bon courage dans la quête de vous-même. Et n’oubliez pas que si vous avez des problèmes liés à votre identité, votre type MBTI (qu’il soit unique ou pluriel) n’est jamais un bon prétexte pour les minimiser.

La Chouette

6 réflexions sur “J’AI L’IMPRESSION D’AVOIR PLUSIEURS TYPES DE PERSONNALITÉ”

  1. Merci pour cet article très chouette ! 😉

    Si je résume :
    Est-ce que cet article signifie qu’on a qu’un seul type MBTI (hors TDI) ?
    Son expression peut varier, on peut galérer à l’identifier, mais au fond il n’y en a qu’un seul ?
    C’est sur ce point que j’ai besoin d’une confirmation :

    Je pense à certains amis qui tombent autour de 50% sur un axe sur certains tests en ligne. Certes les tests en ligne ne sont pas top, mais est-ce que ça veut dire qu’il sont d’un côté ou de l’autre ? Ou qu’ils n’ont pas de préférence ?

    Exemple :
    Une amie tombe entre INTP et INFP, donc environ 50% sur l’axe F-T. Effectivement c’est les types que la Chouette mentionne.
    En terme de lettres c’est pas aberrant, mais en terme de fonctions cognitives, c’est plus difficile d’imaginer quelqu’un osciller entre les deux :
    INTP = TiNeSiFe
    INFP = FiNeSiTe
    Beaucoup des INFP que je connais ont du mal à s’exprimer avec la logique pure et argumentée qu’est Ti… Donc Ti n’est pas leur fort. Donc comment imaginer que quelqu’un oscille entre INTP et INFP ?

    J’espère que mon interrogation est claire.
    J’ai du mal à saisir cet aspect du MBTI : est-ce une limite du modèle, ou non ?

    1. Fabienne - PsychoPersonnalité

      Coucou Loïc, merci pour ton commentaire et oui, ton interrogation est claire 🙂
      Je passe partager mon point de vue sur la question, à prendre pour ce qu’il est : une opinion personnelle, fondée sur mes expériences personnelles et professionnelles. Donc, sans prétendre détenir la vérité, voici ce que j’en pense :

      – Oui, nous avons bien un seul type MBTI, et oui, l’expression d’un même type (et de chaque fonction) peut varier très fort d’une personne à l’autre (heureusement d’ailleurs). Il y a la structure globale, avec les schémas récurrents qui permettent l’élaboration d’une typologie, et il y a les facteurs individuels, sources de nuances multiples et variées.

      – La question des 50 / 50 revient souvent, à juste titre, car je comprends que ça puisse brouiller les pistes. Cependant pour moi, il ne s’agit pas des limites du modèle, mais plutôt des limites des tests. Prenons un exemple concret avec les types que cites : un 50 / 50 sur l’axe T / F ne me surprend absolument pas. Ti et Fi sont deux fonctions très très liées à l’identité, à l’ego. Que ce soit avec une préférence marquée Fi ou Ti, chaque utilisateur est convaincu de détenir la vérité, car elle correspond à sa logique personnelle (et bonne chance pour les faire changer d’avis). Peu importe la nature de cette logique. Par exemple, un type INFP pourrait tout à fait répondre dans un test que oui, il prend des décisions basées sur la logique (ce qui est bien le cas : sa logique émotionnelle).

      Les questions des tests sont toujours soumises à interprétation par le participant, et c’est normal. Pour ma part, je privilégie largement les observations et les échanges répétés avec questions ciblées avant de commencer à me faire un avis. Maintenant, je ne tiens pas à démonter complètement les tests non plus, car ils ont leur intérêt. Si l’hésitation se situe entre Ti et Fi, cela reste tout à fait cohérent, pour les raisons expliquées ci-dessus. Si quelqu’un me disait par exemple « J’hésite vraiment entre Ni et Se en tant que préférence dominante », là je me dirais « Tiens, ça c’est vraiment curieux… » 😀

  2. Merci pour cet article ! J’ai toujours eu beaucoup de mal à faire un test de personnalité sans que cela devienne très flou à un moment donné dans ma tête ☹️ . Cocher une seule réponse quand on a cette impression d’être plusieurs est très frustrante …

  3. Hello et merci à vous deux pour cet article.

    Amusant ce deuxième point, et très vrai pour l’INFP que je suis (urgh, me ranger dans une case, moi ?).

    Cela dit, depuis que j’ai exploré les divers fonctionnements inhérents à mon type, je suis très content d’être dans cette case qui, justement, me semble être celle qui se rapproche le plus de l’idée que je me fais de la liberté (d’être ce que je veux, tout ça).

    Pour moi, c’est une sorte de type ouvert, sortant des cadres que je fuis tant, et avec très peu de contraintes dès lors que l’on se façonne un environnement adéquat, et surtout que l’on apprend à se connaître.

    Quelque part, il nous faut donc accepter d’entrer dans un cadre pour pouvoir mieux en sortir… ? (J’entends tout à coup le générique de la Twilight Zone…)

    Je remarque aussi que les types dont je me rapproche le plus (fonctionnellement comme relationnellement parlant) sont ceux qui n’ont qu’une lettre de différence avec moi (soit ENFP, ISFP, INTP et INFJ). Un peu comme des modes qui s’activent par moments (parfois plusieurs fois dans la même journée). Je ne sais pas si c’est une récurrence. Mais c’est peut-être aussi en fonction de ce que j’ai envie d’être sur le moment, comme la Chouette l’a souligné 🙂

    Au plaisir de vous relire !

    1. Fabienne - PsychoPersonnalité

      Salut Lucas, merci pour ton commentaire !
      Juste un petit mot pour te dire que ta phrase « Quelque part, il nous faut donc accepter d’entrer dans un cadre pour pouvoir mieux en sortir… ? » résume bien ma philosophie de la case : connaître ses limites, sa zone de confort, pour pouvoir décider de sortir des murs et oser partir à l’aventure dans la twilight zone (je suis fan). Et revenir au refuge quand on ressent le besoin.
      Je sais que pas mal de personnes ont du mal à accepter ce concept de case, car elles le perçoivent comme une prison où on est enfermé. Je préfère voir une case comme une maison (casa) où on se sent bien. Et comme dans la vraie vie, on est libre de faire du cocooning à la maison ou de sortir et partir en expédition dans des contrées inconnues si ça nous chante, ce qui est toujours bienvenu pour élargir nos horizons et notre vision. Mais ce n’est pas la case qui nous enferme (la pauvre, elle n’a même pas d’existence concrète ni aucun pouvoir de décision et on l’accuse de tous les maux 😆 ), c’est nous-même (ou les autres, parfois).

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